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samedi 7 septembre 2002, par
Le scandale de l’hormone de croissance a particulièrement touché la France, puisque 50 cas de maladie de Creutzfeld-Jakob sur les 90 dûs à cette hormone dans le monde ont touché des enfants français qui ont été « traités » par des extraits d’hypophyses de cadavres. Ces hypophyses étaient prélevées sur des cadavres humains sans aucune précaution, y compris chez des patients atteints d’affections neurologiques, et les extraits fabriqués au mépris des règles d’hygiène de l’industrie pharmaceutique. Les enfants qui ont reçus les extraits contaminés par les prions sont morts ou condamnés à mourir par destruction cérébrale progressive. Cette horreur vient de l’infraction au principe biblique de l’impureté des morts (contrairement aux greffes d’organes prélevés sur des sujets encore vivants), et une nouvelle fois à l’infraction au principe de prudence auquel on a préféré le bénéfice du doute, et à l’appât du gain. Les organismes publics français chargés de la fabrication et de la commercialisation de cette hormone (Institut Pasteur, France-Hypophyse, Pharmacie Centrale des Hôpitaux de Paris) ont écoulé jusqu’en 1986 des stocks contaminés en connaissant le risque infectieux (qualifié de « rare ») et en rejetant l’avis des experts qui recommandaient de les traiter pour inactiver les prions, alors que des petites sociétés pharmaceutiques étrangères privées n’ont pas hésité à se sacrifier en détruisant tous leurs stocks dès 1985. En fait d’économies, l’indemnisation des victimes a déjà coûté 80 millions de FF.
Les différents scandales médicaux, dans lesquels la France est particulièrement impliquée (ainsi que l’Angleterre pour la maladie de la vache folle) montrent que la santé publique est particulièrement menacée par de mauvaises décisions politiques (surtout si elles sont contraires aux principes bibliques), surtout lorsque s’y ajoutent le non-respect du principe de prudence ou de précaution, et un appât du gain souvent caché derrière des notion d’économie, ou de « bonne gestion ».
Dans les pays démocratiques, rien n’empêche les chrétiens d’interpeller les hommes politiques pour leur rappeler la valeur sacrée de l’être humain, des principes bibliques, et des commandements divins.