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Le mariage homosexuel : une menace pour les bases de cette institution ?

Le Mariage Hollandais : Un Chef d’Oeuvre En Péril

samedi 6 novembre 2004


Cohabiter, avoir des enfants, et enfin se marier ?
Ca ne coule plus de source !

Alors qu’une partie du gouvernement actuel fait de la résistance pour préserver la définition traditionnelle du mariage, certains se demandent combien de temps il va pouvoir tenir face aux énormes pressions dont il est l’objet. D’autres, par contre, se disent qu’après tout, ce n’est pas si grave si cette institution venait à être redéfinie. N’y aurait-il pas plus de mariages et donc plus d’unions stables à l’horizon ? Ce qui serait, somme toute, bénéfique pour la société dans son ensemble. Et bien non ! Nous nous retrouverons avec encore moins de mariages célébrés chaque année. Voyez ce qui se passe en Hollande. Les mariages sont en passe de devenir des antiquités bonnes pour les musées. Dans un article récent paru dans le Weekly Standard, un chercheur, Stanley Kurtz, faisait remarquer que dans les dernières décennies, alors que le concubinage devenait la norme dans le nord de l’Europe, les hollandais s’accrochaient à leur héritage religieux en se mariant une fois les enfants nés de ces cohabitations. Et bien aujourd’hui, c’est fini ! Au cours des années 90 le taux de naissances hors mariage a commencé a s’élever de manière dramatique. En 2003, ce taux avait doublé, totalisant 31% des naissances. Mais qu’est ce qui peut expliquer ce phénomène ? Réponse de ce chercheur : Le mariage homosexuel !

Mariage Homosexuel : Chronique d’une mort annoncée.

Une Union qui a été finalement légalisée après un long débat en l’an 2000. Pendant une dizaine d’années les défenseurs du mariage homosexuel ont ridiculisé l’idée que le mariage puisse être défini par sa capacité de procréation. L’amour entre deux personnes, quelles que soient leur orientation sexuelle était selon eux la seule base valable pour établir la validité d’un mariage. Il n’y a, d’après leur point de vue, aucune raison objective pour différencier un couple d’amoureux homosexuel d’un couple hétérosexuel. Les politiciens hollandais ont succombé à ces arguments. Le mariage s’est donc trouvé réduit à une question de goûts et de préférences personnelles. Suite à cette période de redéfinition du mariage, les Hollandais ont tout simplement cessé de se marier, même quand ils avaient des enfants. Mais est-ce si étonnant ?

Mariage à géométrie variable ?

Passez dix ans a répéter à qui veut l’entendre que le mariage n’a rien à voir avec la possibilité d’avoir et d’élever des enfants, et les gens finiront bien par le croire. Faites de l’égalité des relations un point central du discours et les gens finiront bien par penser que toutes les formes de relations sont égales. Pourquoi pas un mariage à géométrie variable après tout ? A deux, à trois, en groupe ? Pourquoi pas la polygamie pendant qu’on y est ? Si tout n’est question que de passion pour définir la validité d’un mariage... Qui mettra les bornes s’il n’y pas de vérité absolue en la matière ?

La facilité avec laquelle les Hollandais ont bradé leurs traditions en matière de mariage peut facilement se comprendre quand on considère qu’ils avaient déjà abandonné leur héritage judéo-chrétien. Il y a bien eu quelques voix qui se sont élevées pour défendre une conception traditionnelle du mariage dans les milieux religieux. Mais elles ont été noyées dans le vacarme médiatique général des lobbys homosexuels minoritaires mais bien organisés. En attendant, les résultats sont là. L’exemple hollandais et celui des pays scandinaves est éloquent. Là où le mariage homosexuel est légalisé, les gens cessent de se marier, et les enfants en souffrent les conséquences. Espérons que cela servira d’avertissement à notre bonne vieille France. Le mariage entre un homme et une femme doit être protégé et renforcé dans le droit. Sinon les familles, déjà bien malmenées par une épidémie de divorce avec tout son cortège de souffrances, seront détruites. Que Dieu nous fasse miséricorde et comme disait le Christ : « que celui qui a des oreilles pour entendre, écoute ! »

Ceci étant dit, à ceux qui croiraient lire une quelconque phobie ou animosité dans ces lignes, soyez rassurés. Le mot d’ordre qui dicte le ton des articles de cette rubrique, reste et demeure toujours : « charité pour les personnes mais pas de pitié pour les idées ». A bon entendeur, salut !

Sources :
- Stanley Kurtz, « Going Dutch ? » Weekly Standard, 31 May 2004.
- Stanley Kurtz, « The End of Marriage in Scandinavia, » Weekly Standard, 2 February 2004.
- Stanley Kurtz, « Beyond Gay Marriage, » Weekly Standard, 4 August 2003.

P.-S.

Article adapté à partir de diverses sources Internet et radiophoniques lues et éditées par JLT.

Vous pouvez retrouver la rubrique « Actualité et Culture : une vision chrétienne du monde », sur « Radio Certitude » 96.6 MHz dans l’agglomération grenobloise.

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2 Messages

  • Je me permets de régir à votre article sur le mariage homosexuel.
    Je suis personnellement choqué par votre analyse de la situation. Vous osez écrire que du fait du mariage homosexuel, « le mariage s’est trouvé réduit à une question de goût et de préférences ». Faut-il que vous connaissiez mal votre sujet ! On ne choisit en aucun cas d’être homosexuel, on naît homosexuel ou hétérosexuel. Le seul choix auquel se trouve confonté un homosexuel est le suivant : vais-je assumer mon identité ou renier ce que je suis en adoptant le comportement d’une personne que je suis pas mais qui reflète la norme sociale ? Votre analyse revient purement et simplement à nier l’identité de ces personnes et prone le rejet.
    Une union homosexuelle ne peut-elle pas reposer sur l’amour entre deux êtres ? Pourquoi faut-il que vous établissiez un parrallèle choquant avec la polygamie ?
    Si me mariage est boudé par une partie de la population, cela me semble à cause des opinions semblables à celle que vous professez ici qui contient, permettez moi de le dire, une intolérance vraiment étonnante. Sauf votre respect, Je ne suis pas sûr que vous vous posiez les bonnes questions.

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    • Il est tellement dommage qu’on revienne sans cesse à ces chassés-croisés d’idées fondées sur des malentendus.
      Le mariage est simplement un pacte conjugal, une alliance. Il n’a été adopté par l’ensemble des cultures que pour des raisons de bon sens. La première, et la plus évidente, est que les enfants - les petits d’hommes -, contrairement aux animaux, ont besoin de soins physiques, de présence affective et d’une transmission éducative très longs dans le temps. Ils ont aussi besoin, pour se construire, de limites et de différences - les deux différences fondamentales (naturelles, et donc inscrites dans l’homme, rappelons-le !) étant la différence des sexes et la différence des générations. Les sciences humaines l’ont très largement montré. Que les recherches portent sur la nature et les comportements humains à partir de la psychologie, de la psychanalyse, de la sociologie, de la médecine, du droit, de l’histoire, de l’ethnologie, tout montre - malgré les insuffisances évidentes connues de tous : violences conjugales, adultères, mauvais traitements des enfants, etc. - que le cadre le plus sûr, le meilleur, pour le développement des enfants est le pacte conjugal qui a pour nom Mariage.
      Le pacte, - et le fait qu’il soit si souvent trahi n’y change rien - est une parole donnée devant témoins, un engagement qui, lorsqu’il est d’ordre conjugal, est un bien et une garantie pour l’enfant.
      La différence des sexes du couple parental, par le jeu subtil d’identification et différenciation qui se joue au quotidien dans tous les foyers, permet à l’enfant de s’approprier psychiquement son identité sexuée. Identité qui, sauf cas rarissimes, est un fait : on en a ou n’en a pas (des testicules ou des ovaires). On naît et est garçon ou on naît et est fille, chacun avec ses particularités propres évidentes, c’est aussi un fait. Mais on ne naît pas homosexuel. Cela est dit et répété partout, comme un fait établi alors que cela n’a jamais été prouvé, et que c’est indémontrable.
      Il peut y avoir des terrains plus favorables que d’autres à l’homosexualité, de l’ordre du physiologique, du caractère, de la sensibilité, de la relation aux pairs du même sexe pendant l’enfance, de l’environnement, des exemples parentaux, des modèles - parfois mauvais -, de la découverte quelquefois précoce de la pornographie, d’un ou du rejet subi de la part de l’autre sexe... Il y a une multitude de facteurs qui peuvent se combiner pour conduire à l’homosexualité, et cela peut commencer très, très tôt : un prénom mixte, des paroles ambigües de la part des parents (la mère souvent)...
      Je connais, de par mon travail, de nombreux homosexuels ou ex-homosexuels. Certains vivent aujourd’hui une hétérosexualité épanouie, malgré des vacillements intérieurs possibles, liés au stockage dans la mémoire et dans « l’appareil » psycho-sexuel de souvenirs, de sensations, de jouissances éprouvées lors de leur vie homosexuelle. Ces ex-homosexuels ont TOUS choisi de faire face à tout un enchaînement d’événements de leur passé qui les a amenés à un malaise vis-à-vis des pairs du même sexe, ou de leur propre identité sexuelle. Le monde gay leur a offert un lieu pacifiant face à ce malaise, vers lequel ils se sont dirigés, souvent mus par une angoisse inconsciente ou refoulée. Et le monde gay a conduit au mode de vie gay. Cette réponse à une affinité, à un appel intérieur de sentiment d’acceptation, est appelé choix par les détracteurs de l’homosexualité, ce qui blesse profondément les homosexuels. Combien je comprends que cela soit ressenti comme une agression, comme un préjugé moraliste et malveillant.
      Ma compréhension de mes amis homosexuels, ne me fait pas approuver pour autant - je parle d’abord sur un plan philosophique et non religieux, et encore moins moral - leur mode de vie. Ce serait très long à expliquer ici. Mais je dois revenir au sujet qui nous préoccupe.
      Le mariage est une institution fondée partout et en tout temps sur les impératifs du réel de l’être humain, de la procréation ; sur le droit de l’enfant à connaître ses géniteurs et à grandir par et avec eux, aimé d’eux... la liste est très longue et se rattache simplement à la réalité, au fait humain. Les raisons de l’institution du mariage donc, partout, de tout temps – je le répète – et dans la quasi totalité des cultures, se rapportent toutes à l’hétérosexualité.
      Prenons un exemple trivial : La voie ferrée a été faite pour les trains. On pourrait bien tracter des wagons avec des camions, mais il faudrait pour cela des routes. Or les routes ne sont pas des voies ferrées. Le mariage a été fait pour le couple hétérosexuel, il faut pour le couple homosexuel un autre chemin. En attendant, le mariage étant intrinsèquement hétérosexuel, on ne saurait être pour ou contre le mariage homosexuel : la construction « mariage homosexuel » est antinomique. Il ne peut exister. Il faut trouver autre chose. Le camion déraillerait, et le convoi avec. De même, il me paraît impossible de parler de famille homosexuelle, il faudrait parler de foyer homosexuel.
      Les méthodes de procréation médicalement assistées, l’évolution des mœurs, peuvent sembler ouvrir des horizons exaltants pour les couples gays qui voudraient - soupir normal de leur cœur - fonder famille, mais cela ne change pas la réalité des besoins et DROITS fondamentaux de l’enfant, dont l’identité généalogique n’est pas le moindre. Or le but, et c’est peut-être le seul, de la revendication d’un mariage homosexuel, est celui de fonder famille, c’est à dire d’adopter des enfants, ou d’en « faire » avec quelqu’un de l’autre sexe pour l’incorporer ensuite au foyer homosexuel. Ce qui évacue les droits de l’enfant, au profit d’un droit à l’enfant : ce qui revient -qu’on y pense !- à une chosification de l’enfant.
      Sérieusement, qui voudrait vraiment cela ?

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