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Da Vinci Code

Le« Da Vinci Code » : Flagrant délit de révisionnisme historique.

Quand la fiction devient coupable de révisionisme des faits historiques, il y a de quoi s’inquiéter.

mardi 24 août 2004, par Jean-Luc Tabailloux

LE DA VINCI CODE

Ce roman à sensation de Dan Brown est en train de faire un tabac outre-atlantique. Il est sur la liste des « best seller » du New York Times depuis des mois. Ce livre est une fiction dont le contenu historique souvent douteux, voire mensonger, est souvent pris pour argent comptant par un public largement ignorant de l’histoire.


Bien que la véracité historique soit le cadet de ses soucis, l’auteur a néanmoins réussi à réconcilier des milliers de touristes américains avec la France. En effet le livre est truffé de références historiques et artistiques qui ont pour cadre notre pays. C’est pourquoi il est en train de susciter des élans de détectives à la mode Indiana Jones. De nombreux lecteurs se transforment ainsi, l’espace de leurs courtes vacances, en pseudo archéologues. Des chercheurs en quête d’une pseudo vérité historique et qui luttent contre « le complot » de l’église officielle qui chercherait à cacher des faits gênant sur les fondements même du christianisme. A savoir : Jésus n’aurait été qu’un homme et non, Dieu fait homme ! Les indices laissés par ceux qui le savaient, seraient cachés partout, jusque dans les fresques des grands maîtres qui ornent nos églises. On se croirait en pleine série X-Files. On parle même déjà d’en faire un film ! Et le public achète. Le problème c’est qu’il achète plus qu’un livre. Il finit par confondre vérité historique et la fiction fantaisiste d’un auteur à l’imagination et au verbe fertiles. C’est pourquoi plus d’une dizaine d’ouvrages sont sortis de presse ces derniers temps pour rétablir les faits historiques systématiquement tordus pour accommoder le récit de l’auteur.

POURQUOI TANT DE REACTIONS PASSIONNELLES POUR UNE VULGAIRE FICTION ?

Beaucoup de gens ne comprennent pas pourquoi les chrétiens se mobilisent de la sorte avec autant de passion sur ce qui n’est, après tout, qu’un roman. Mais le problème est que ce livre contient une thèse qui est aux antipodes de la vision que les chrétiens se font du monde.

Au travers de ses personnages, l’auteur essaye de faire passer l’idée fausse selon laquelle l’autorité des quatre Evangiles et la divinité de Jésus-Christ n’auraient été finalement admises, voir décrétées, qu’au quatrième siècle, à l’occasion du concile de Nicée. Il affirme que l’Eglise aurait injustement supprimé la voix des tenants de la Gnose qui auraient osé mettre en cause ce point fondamental du credo en affirmant que Jésus n’était pas le Fils de Dieu mais un simple homme.

Pourtant, quand on examine de plus près le témoignage de l’histoire de l’Eglise, on se rend compte que Dan Brown a tout faux ! Les évangiles gnostiques auxquels il fait référence dans son roman, ont été écrits bien longtemps après les quatre Evangiles, et l’Eglise ne leur a jamais accordé aucun crédit. Les quatre évangélistes, Matthieu, Marc, Luc et Jean, ont toujours été considérés comme des sources faisant autorité sur la vie de Jésus. Tout lecteur avisé de la Bible ne peut arriver qu’à cette conclusion : Les Evangiles, dès leur origine, ont bien proclamé que Jésus est le Fils de Dieu, et ce fait était accepté des siècles avant le concile de Nicée. Le courrant gnostique a été rejeté à cause de ce fait : justement parce que les tenants de la gnose divergeaient sur ce point fondamental qui avait été déjà admis longtemps auparavant.

MAIS QUE CROYAIENT LES GNOSTIQUES AU JUSTE ?

D’un point de vue historique, et d’après les « évangiles » version gnostique, Jésus n’aurait pas été humain mais un être spirituel ; de plus Il ne serait pas mort sur la croix. Quelqu’un d’autre aurait pris sa place sur la croix. (Au passage, cela nous fait penser à la thèse défendue par l’Islam.) En effet pour les gnostiques, l’idée de l’incarnation d’un dieu était répugnante. Le corps était perçu comme mauvais et comme une illusion dont il fallait s’affranchir à tout prix par l’initiation à la connaissance secrète des choses. D’où les pratiques ascétiques en vogue à l’époque. En bref il n’y en avait que pour l’esprit, avec un mépris royal pour le monde physique créé. Là encore la Bible nous montre son remarquable équilibre en terme de vision du monde : un monde physique ET spirituel où à l’origine avant l’introduction du mal, le corps est décrit comme très bon. La doctrine gnostique enseignait par ailleurs que le salut ne pouvait pas s’obtenir par la grâce, c’est à dire sur la base d’une faveur imméritée et gratuite, mais que ce salut s’obtiendrait par l’accès à une connaissance cachée et ésotérique réservée aux initiés.

Pas question de tout cela dans le livre de Brown. Bien au contraire, l’auteur commet la grossière erreur de faire dire aux gnostiques que Jésus était humain, ce qu’ils ont toujours réfuté historiquement. Mais cela, il se garde bien de le dire à ses millions de lecteurs qui gobent comme du petit lait sa vision du monde, pourvu qu’elle écorne un peu plus la personne du Christ rapportée, non par la religion ou par l’Eglise, mais par le témoignage de l’histoire.

Ce livre n’est malheureusement qu’une illustration de plus de cette mode qui consiste à se faire une religion à la carte et qui n’a que faire de la recherche de la Vérité qu’elle soit historique ou spirituelle et éternelle. Quel contraste pour nous chrétiens qui nous forgeons une idée de la vérité sur le témoignage de l’Ecriture, ce « best seller » de tous les temps ! Un témoignage éprouvé et qui fait l’objet de réflexions et de débats depuis deux millénaires. Une vérité qui est enracinée dans l’Eglise et son credo et non dans nos préférences personnelles du moment.

MAIS QUE DIT L’EVANGILE ?

Pour l’Apôtre Jean, le disciple de Jésus-Christ, la chose était on ne peut plus claire quand il écrit au chapitre un de son Evangile : « au commencement était la Parole, ..., et la Parole était Dieu. Et la Parole a été faite chair...et nous avons contemplé Sa gloire, une gloire comme celle du Fils unique venu du Père ». Alors, à la lecture d’un ouvrage aussi fantaisiste que celui de Dan Brown, un peu de discernement ! Et gardons-nous de prendre des vessies pour des lanternes !

P.-S.

Article adapté à partir de diverses sources Internet et radiophoniques lues et éditées par Jean-Luc Tabailloux.

Pour aller plus loin dans la reflexion : un livre du philosophe Ravi Zacharias « Jésus parmis d’autres divinités » . Editions Vida

Vous pouvez aussi approfondir la question en consultant l’excellent site http://www.topchretien.com/davincicode/

Vous pouvez retrouver la rubrique « Actualité et Culture : un vision chrétienne du monde », sur « Radio Certitude » 96.6 MHz dans l’agglomération grenobloise.

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11 Messages

  • A propos de votre propos sur le net :« Le » Da Vinci Code«  : Flagrant délit de révisionisme » historique.

    Cher Monsieur,

    Tout d’abord, vous dire que cette première approche d’un dialogue :
    « votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site. »
    n’est pas sans rappeler que l’Eglise reste censeur dans son fondement ; chacun participe au dialogue à son niveau, l’écoute de l’autre n’empêche en rien de se ressituer dans le débat qui lui convient...

    Concernant ce « billet d’humeur » sur le net, je reste souvent perplexe sur cette attitude intellectuelle d’hommes d’Eglise, ceux dont je pense qu’ils sont instruits, honnêtes, et de bonne foi, d’entretenir cette confusion auprès de leurs semblables entre des des croyances destinées à assujettir l’homme dans ce qu’il a de plus fragile et de plus sombre, et une parole fondée sur le fait que malgré tout l’homme puisse être bon. J’évoque bien là une attitude, et non pas cette politique récurente de l’Eglise qui consiste effectivement à se servir de cette confusion.

    Pour les reste, l’Eglise dans ses textes a je pense suffisamment édulcoré, travesti, transformé l’hisoire pour servir son propos qu’il me paraît étrange de réagir aussi passionnellement (la question de pourquoi tant de passion vous est donc renvoyée) sur le contenu et l’audience d’un livre, certe bien construit dans sa dramaturgie, mais sans grand intérêt ni dans son écriture, ni sur le plan émotionel.

    Ceci dit sans prétention, comme quelques mots incertains.

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    • Cher Monsieur,

      merci pour vos remarques et votre contribution constructives à notre forum.
      Effectivement ainsi que vous le faites remarquer, il a été décidé de modérer à priori les forums pour garder les contributions sur un plan constructif au niveau des échanges et réspectueuses des personnes. Vous seriez surpris de l’intolérance des propos parfois tenus par certains. Il semblerait que le sujet religieux soit loin de laisser indifférent. Ils font plus souvent qu’on ne le pense ressortir chez certains individus des propos irrationnels. Propos qui montrent leur incapacité à considérer des opinions divergeantes des leurs sur le sujet religieux. Ces personnes oublient souvent qu’elles s’adressent à des gens et non pas à des vides ordures.

      Et justement, concernant la bonté de l’homme à laquelle vous faites référence, l’Ecriture est claire quand au fait qu’il soit capable de bonté ayant été créé à l’image de Dieu.
      Cependant la Bible n’affirme pas qu’il soit fondamentalement bon (1). L’homme a un problème celui de son inclination naturelle au mal, que la Bible appelle le péché. Pas besoin pour lui de faire d’efforts pour être égoiste et de mauvaise humeur, ca vient tout seul sans avoir besoin de passer par l’école. C’est pourquoi la Bible ne rejoint pas Jean-Jacques Rousseau quand il écrivait : “l’homme est bon c’est la société qui le corrompt”. Le premier pécheur que je vois le matin en me levant ce n’est pas mon voisin, c’est bien moi en me regardant dans la glace de ma salle de bains. Et c’est pourquoi j’ai besoin de rédemption, de pardon et de quelqu’un de plus fort et de plus grand que moi qui m’affranchisse de mes propres esclavages. Ce quelqu’un je l’ai rencontré dans la personne du Christ et c’est ce qui m’anime quand j’essaye de rétablir les faits en ce qui le concerne au risque d’apparaitre un peu passionné. Mais le cimetière est rempli d’indifférents et la passion le privilege des vivants. Encore faut il être des vivants, car certains sont morts avant d’avoir vécu, c’est d’ailleur là encore une parole du Christ paraphrasée.

      Enfin, s’il est vrai qu’il peut y avoir de la passion chez les chrétiens quand ils parlent du Christ, c’est qu’ils ne font pas partie de ceux qui croient qu’au fond tout se vaut et donc que rien n’a vraiment d’importance. Que rien n’est absolument vrai ou faux, bien ou mal. Le “tout est relatif “ c’est bon pour les philosophes mais dans la réalité de Dieu et celle que vous et moi vivons dans la vie en vrai, nous savons que ce slogan est aussi relatif. Il n’y a qu’à demander à un enfant victime d’un pédophile, ou à un juif qui a fait Dachau pour se rendre compte que, non, il y a des verités qui sont loin d’être aussi relatives qu’on aimerait le croire. Quand un chrétien qui réfléchi arrive à la conclusion qu’il peut croire que Jésus est bien celui qu’il affirme être, à savoire le Fils de Dieu, La Parole faite chaire, c’est parce qu’il a de bonnes raisons de le faire. Point n’est besoin de démissionner sur le plan de la raison. C’est pourquoi le livre en question qui fait tant couler d’encre suscite des réactions dans le milieux des chrétiens qui réfléchissent et qui ne sont pas indifférent à son message. Un message d’amour incarné en Parole et en actes qui nous interpelle encore aujourd’hui. Un message unique qui ne laisse pas indifférent même 2000 ans après.
      Respecueusement vôtre

      Voir en ligne : (1)Epître de Paul aux Romains chapître 3

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      • "Mon champ de recherche, c’est la psychopathologie nommée religion.
        Imaginez que vous êtes un extraterrestre intelligent, intéressé
        uniquement par les vérités vérifiables. Vous découvrez une espèce divisée
        en milliers, non, en millions de tribaux professant une incroyable variété
        de croyances à propos de l’origine de l’univers et de la manière de s’y conduire.
        Même s’ils sont d’accord à 99%, il suffit justement de ce 1% qui reste pour qu’ils
        se massacrent et se torturent les uns les autres à propos d’obscurs points de doctrine
        totalement incompréhensibles au reste des mortels.
        Comment expliquer une telle conduite irrationnelle ? Lucrèce avait vu juste en déclarant
        que la religion était le fruit de la peur, une réaction à un univers mystérieux et souvent
        hostile. Pendant la plus grande partie de la préhistoire, c’était peut être un mal nécessaire,
        mais pourquoi fallait-il que ce soit plus mauvais que nécessaire et pourquoi a-t-elle survécu
        alors qu’elle n’était plus nécessaire ?
        La peur mène à la cruauté. La simple évocation de ce qu’a été l’Inquisition
        suffit à rendre honteux le fait d’appartenir à l’espèce humaine...
        L’un des livres les plus révoltants jamais publiés a pour titre La Marteau des Sorcières.
        Ecrit par un couple de pervers sadiques, il décrit les tortures autorisées et encouragées
        par l’Eglise pour obtenir les « aveux » de milliers de vielles femmes inoffensives, avant
        de les brûler vives... Le pape lui-même à écrit une préface à cet ouvrage !
        La plupart des autres religions, à quelques honorables exceptions près, étaient aussi
        mauvaises que le christianisme... Il y a peu encore des petis garçons étaient encore
        enchainés et fouettés jusqu’à ce qu’ils aient appris par coeur des volums entiers de sottises pieuses
        et on leur volait leur enfance et leur virilité pour en faire des moines...
        L’aspect le plus sidérant de cette affaire, c’est le fait que, pendant des siècles, des gens
        qui visiblement étaient fous à lier, proclamaient avoir reçu, et eux seuls, des messages
        de Dieu. Si tous ces messages avaient énoncé la même chose, l’affaire aurait été entendue mais évidemment,
        ils étaient parfaitement contradictoires ! Cela n’empêchait pas ces messies auto-proclamés de rassembler ces
        centaines, voire des millions de gens qu combattaient jusqu’à la mort les adeptes d’une autre foi.
        Des milliards de gens ont toujours été prêts à croire les pires absurdités, et avec une telle force de conviction
        qu’ils préfèraient mourir plutôt que renoncer à leurs illusions. Pour moi, c’est une bonne définition opératoire
        de la folie. Techniquement, je considère que toute personne qui possède de fortes convictions religieuses
        est folle mais je soupçonne 90% des croyants d’être des hypocrites."

        En fin de roman les quelques lignes suivantes :
        Enfin j’aimerais que mes amis croyants le sachent :
        je suis sincèrement heureux que la religion que le hasard
        leur a donnée contribue à la paix de leur esprit.
        Peut être vaut-il mieux être heureux et fou que malheureux et sain d’esprit ?
        Mais le mieux n’est-il pas d’être heureux et sain d’esprit ?
        Que nos descendants atteignent ce but, c’est le grand défi de l’avenir.

        Extrait du roman d’Arthur C. Clarke « 3001 Odyssée Finale »
        Il y aurait tellement à rajouter mais Clarke a parfaitement résumé mon opinion.

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        • Cher Monsieur,

          tout d’abord, je vous remercie pour votre prise de position face à l’article : Le « Da Vinci Code » : flagrant délit de révisionnisme historique, apparu sur le site coeurnet. Et nos excuses pour le retard dans notre réponse, mais nous sommes débordés.

          Vos constatations contiennent des vérités indéniables : historiquement, la religion était souvent une cause de mort, d’effusion de sang, d’injustice et de division des familles. Vous avez bien raison d’utiliser le terme honteux. Mais rappelons nous que les trois idéologies les plus meurtrières de l’histoire, le marxisme stalinien, le maoïsme et le nazisme étaient des humanismes athés.

          Vous mentionnez en outre les crimes de responsables de l’Église d’État au Moyen Age.
          En tant que chrétien, je les trouve d´autant plus abominables qu’ils ont été commis au nom du Dieu de la Bible qui, lui-même, commande l’amour comme caractéristique d´une vie en tant que chrétien.
          Jésus d´ailleurs est le parfait modèle de cet amour car il a pardonné à ses ennemis. Il n’a pas non plus rendu de coup quand il a été frappé.

          Il n’a également pas compliqué l’interprétation de la loi (la Torah) dans la Bible. Bien au contraire, il l’a accomplie d’une manière géniale pour réorienter les responsables religieux de son époque au commandement suprême : « Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton coeur, de toute ton âme et de toute ta pensée. C’est là le commandement le plus grand et le plus important. Et il y en a un second qui lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Tout ce qu’enseignent la Loi et les prophètes est contenu dans ces deux commandements. » (Évangile selon Matthieu, chapitre 22, les versets 37 à 40).
          Il y aurait encore plus à dire, mais pour abréger : Il existait un horrible écart entre le comportement des responsables de l’Église et les paroles et actes de Jésus. Force est de constater que cet écart persiste malheureusement jusqu’à aujourd’hui dans certains cas.

          Mais quoi qu´il en soit, êtes vous vraiment persuadé que la religion n´est qu’une maladie ?
          Si c´est le cas, vous négligez les œuvres des artistes (musiciens, peintres, écrivains etc.) à travers toute l’histoire. Vous négligez également le travail de centaines de milliers de personnes, hommes et femmes de science, Prix Nobel inclus, qui – pendant des siècles – ont contribué au bien-être de l’humanité. Il suffit pour la religion chrétienne de se référer à Mère Térésa (prix Nobel de la paix 1979) qui a suivi le modèle du Christ en donnant sa vie pour soulager les peines de personnes souffrantes à Calcutta. De même, George Muller – jadis un voleur, menteur et escroc –après avoir été transformé par l’amour de Christ a investi toute sa vie pour aider des centaines d’orphelins qui avaient perdu leurs parents à cause d’une épidémie de choléra à Bristol au 19e siècle. De Martin Luther king qui a cause de sa vison chrétienne du monde est devenu un champion de la déségrégation raciale.
          Et plus proche de nous, le S.E.L. (Service d’Entraide et de Liaison, organisme chrétien d’ action sociale et humanitaire), l’Armée du Salut, des associations au sein desquelles beaucoup de chrétiens en France et ailleurs travaillent actuellement pour le soulagement des plus démunis de par le monde.

          Tenez-vous sérieusement à les traiter comme des fous, des malades et des hypocrites ?

          Pour finir, j’aimerais bien connaître vos explications concernant l’origine de l’univers et du mal ainsi que le sens de la vie. Vivre sans une réponse fiable à ces questions – c´est là une réelle source de psychopathologie à mon humble avis.
          La Bible ne donne pas seulement des réponses concrètes par rapport à ces questions. Elle se prononce aussi clairement sur le destin final de l’homme après sa mort. Le jugement dernier demande de vous, Monsieur, et de moi de vivre en sachant que nous aurons des comptes à rendre pour la manière dont nous aurons vécu nos vies sur cette terre.
          Dans la perspective de ce jugement, vous avez raison de mentionner la crainte. Mais grâce soit rendue à Dieu, son amour et son pardon sont plus forts que la crainte.

          « Nous avons connu l’amour que Dieu a pour nous, et nous y avons cru. Dieu est amour ; et celui qui demeure dans l’amour demeure en Dieu, et Dieu demeure en lui.
          L’amour est parfait en nous, afin que nous ayons de l’assurance au jour du jugement.
          La crainte n’est pas dans l’amour, mais l’amour parfait bannit la crainte. Pour nous, nous l’aimons, parce qu’il nous a aimés le premier. » (1 Jean 4.16-19 en abrégé)

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        • Mon champ de recherche c’est l’histoire. Mon travail n’est pas d’imaginer mais d’examiner les traces laissées par nos ancêtres à travers le monde et d’essayer à partir de cela de savoir « ce qui s’est passé ».
          La religion est un fait historique qui accompagne l’humanité en même temps que son évolution sociale et n’a pas attendu le christianisme pour exister.

          Historiquement, les causes de disputes entre humains placent loin devant le pouvoir et la richesse, ou la religion intervient en tant que phénomène social, tout comme le statut économique, national, linguistique, racial, politique ou idéologique.

          Le fait même que les religions n’aient pas disparu contredit complètement votre point de vue sur leur non-necessité, l’extra terrestre dont vous parlez et intéressé uniquement par les vérités vérifiables, ne pourrait que constater l’inverse.
          Ignorer les membres des églises qui, loin d’être des fous, étaient au contraire des gens instruits, ouverts, capable s d’inventivité et de faire évoluer une société, c’est tout simplement ignorer l’histoire et les faits et se recroqueviller sur un quant à soi idéologique.

          La ligne qui sépare la monde entre savoir et ignorance, n’est pas celle qui le sépare entre religion et agnostisme, l’histoire a produit son lot de contre-exemples à ce que vous citez, et loin de la rejeter a placé la religion comme un élément vivant des sociétés les plus évoluées, dans tous les sens de ce terme.
          Je vous laisse donc, si votre ouverture d’esprit vous en laisse la possibilité, appréhender le plus librement du monde l’histoire dans touts ses dimensions, puissiez vous en tirer la connaissance qui donne la modération des jugements et la méfiance des vérités toutes simples.

          Car par sa dimension humaine, la religion est d’une complexité qui ne peut souffrir la simplification, résumée par vos courts exemples qui ne sauraient à eux seuls être un aperçu exhaustif et juste, contredit ne serais-ce que par ceux qui font la paix au nom de la religion.

          Voir en ligne : http://www.passion-histoire.net

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  • Da Vinci Code...

    Bonjour,

    je suis en train de lire Da Vinci code, et j’adore ce roman. Evidemment il faut prendre un roman comme un roman et pas comme une vérité... Monsieur Tabailloux ne saurait me contredire. Justement ! le plus grand roman de tous les temps n’est-il pas la Bible elle même ?

    Beaucoup crieront au blasphème mais on doit garder un regard critique envers notre religion et ne pas croire en tout. Je suis Chrétien, mais ai cependant de la peine à concevoir la Bible comme autre chose qu’une énorme parabole.

    Bref revenons Da Vinci Code. Je pense qu’il faut raison garder. De ce fait chacun sera libre d’attribuer à ce roman sa quantité de faits historique et sa quantité de fiction.

    Personnellement j’ai toujours été fasciné par ce que l’homme ne sait pas ou ne comprends pas. Des Poltorgeists à Jésus Christ en passant par les NDE !Le mystère nous donne à tous raison. Monsieur Tabailloux ne peut donc prétendre qu’il détient la vérité, pas plus que moi. Gardons donc cette part de mystère qui a le mérite de provoquer la discussion.

    L’histoire et la sience essaient de comprendre comment se sont passer réellement les choses tandis que la religion explique pourquoi elles se sont passées. trop de personnes mélange le tout !!!!!!!!!

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  • Bonjour,

    Je voudrais juste suggérer un excellent article sur le « Da Vinci Code » de Dan Brown, écrit par Erwin Ochsenmeier et disponible sur le site http://www.reflexions.be, qui démonte bien les thèses farfelues ou sulfureuses que veut propager Dan Brown.

    Voir en ligne : Le« Da Vinci Code » : Un excellent article de Erwin Ochsenmeier sur www.refexions.be

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  • Voci un lien vers excellent article approfondi sur les prétentions du « Da Vinci Code » et leur réfutation, traduction d’une prédication de Nicky Gumbel, pasteur de Holy Trinity Brompton, l’église anglicane où est né le Cours Alpha.

    Voir en ligne : Faut-il croire le « Da Vici Code » ?

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  • > Le« Da Vinci Code » : Flagrant délit de révisionnisme historique. 18 janvier 2006 21:56, par La Mésange, webmaster du site du même nom

    Bonjour,
    Je suis catholique et je suis tombée sur votre article concernant l’immondice du « da vinci code » en faisant une recherche via google.
    Nous sommes un petit groupe de chrétiens à essayer de mener des actions non contre ce livre (hélas, c’est trop tard), mais contre le film qu’on nous annonce pour mi mai.
    Il est temps de monter des pétitions, et de réorganiser des actions pacifiques mais très fermes contre les cinémas qui projetteraient le film blasphématoire.
    Ne laissons pas NS être outragé ainsi publiquement !! que si nous ne pouvons pas l’empêcher, au moins, nous devons essayer !!
    Courage !
    La Mésange

    Voir en ligne : http://editodelamesange.hautetfort.com/

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  • Bonjour,

    Je suis chretienne et je viens de lire et voir le roman de Dan Brown. Pour moi en tant que femme, peut-etre ignorante de l’histoire, mais menant une vie de famille tranquille (mariee, 4 enfants, prof.de langue etrangere), cette histoire montre et donne beaucoup d’atous pour comprendre les raisons que les femmes etaient et sont toujours mise a l’ecart dans presque toutes les religions, depuis toujours !

    Je ne vais pas rentrer dans un discours feministe mais, bravo a Dan Brown que nous presente un si bom travail de defense contre la discrimination des sexes !!!

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