Le portail des églises et associations protestantes de l’agglomération grenobloise adhérant au Réseau Fraternel Évangélique de France


CoeurNet (accueil) > En avoir le coeur net... > Phénomènes de société > L’origine de Noël

Jésus est la lumière du monde

L’origine de Noël

Faut-il fêter Noël ?

dimanche 14 décembre 2008, par Jean Igor Wolga

Certains chrétiens ont des scrupules à célébrer Noël parce qu’ils pensent que c’est une fête d’origine païenne et c’est en partie vrai. De plus, tout le commerce organisé autour de cette fête, ainsi que le mythe du Père Noël, font oublier le vrai sens de Noël.

Nous allons voir quelles sont les origines de la fête de Noël, et pourquoi les chrétiens ne doivent pas hésiter à la célébrer, en rappelant au monde son vrai sens.


 Connaissez vous la signification de la fête de Noël ?

C’est l’anniversaire de la naissance de Jésus ? Oui, bien sûr, sauf que Jésus n’est pas né à Noël. Désolé de vous décevoir ! Mais peut-être le saviez-vous déjà ?

Pourquoi n’est-il pas né à Noël ?

Nous pouvons lire dans l’Evangile de Luc (chapitre 2, verset 8) : « Il y avait, dans cette même contrée, des bergers qui passaient dans les champs les veilles de la nuit pour garder leurs troupeaux. »

Jérusalem et Bethlehem se trouvent dans les montagnes de Judée entre 700 et 800 m d’altitude. Il y fait trop froid en hiver pour que des bergers puissent garder leurs troupeaux dans les champs jusqu’à la nuit. Parfois même il neige. Donc Jésus n’est pas né en hiver.

On pense que Jésus est né au printemps ou en automne. Certains situent la naissance de Jésus pendant la fête des tabernacles (Souccoth) en septembre-octobre. Lisez l’excellent article à ce sujet dans CoeurNet : « Signification et célébration de la fête de Souccoth : Fête de la naissance du Messie ? »

D’ailleurs, s’il est né à Souccoth, il a été probablement conçu par le Saint-Esprit neuf mois avant sa naissance, c’est-à-dire fin décembre !

On s’y retrouve : Noël ne serait pas l’anniversaire de la naissance de Jésus mais celui de Sa conception. De toutes façons, c’est la fête du don de Jésus à l’humanité.

« Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. » (Evangile de Jean, chapitre 3, verset 16).

 D’où vient donc la fête de Noël ?

Elle a plusieurs origines.

Tout d’abord, au moment du solstice d’hiver il y avait dans l’Antiquité de grandes fêtes païennes.

A Babylone, on célébrait le culte de Tammuz dont parle le prophète Ezéchiel.
Les trois jours les plus bas de l’année solaire, l’astre n’apparaissait pas dans le temple de Tammuz tourné vers le Nord et la divinité était pleurée comme un mort. Trois jours après ce point le plus bas, c’est-à-dire le 24 décembre, le soleil réapparaissait et la divinité était fêtée comme un ressuscité.

Livre du prophète Ezéchiel chapitre 8, verset 14 : « Et il me conduisit à l’entrée de la porte de la maison de l’Eternel, du côté du septentrion. Et voici, il y avait là des femmes assises, qui pleuraient Tammuz. »

Dans l’empire romain, on adorait les dieux romains classiques comme Jupiter, et on célébrait en hiver la fête des Saturnales qui était une fête de la lumière, pendant laquelle les jeunes gens se paraient de guirlandes. Après le solstice d’hiver, on célébrait la victoire de la lumière sur les ténèbres.

Mais on célébrait aussi des dieux importés d’Orient, comme le dieu perse Mithra, qui était le dieu de la lumière. Quelques jours après le solstice d’hiver, on célébrait la naissance de Mithra le soleil invaincu (sol invictus) et on lui offrait des sacrifices.
Au 3e siècle, l’empereur Aurélien a même fait du culte de Mithra le culte officiel du « Sol invictus » et a fixé la fête du solstice d’hiver au 25 décembre.

Lorsque l’empereur romain Constantin s’est converti au christianisme, au 4e siècle, on remplaça les grandes fêtes païennes du solstice d’hiver par la fête de la naissance de Jésus, appelé le « soleil de justice » et on la fixa au 25 décembre aussi.

Livre du prophète Malachie chapitre 4, verset 2 : « Mais pour vous qui craignez mon nom, se lèvera Le soleil de la justice, Et la guérison sera sous ses ailes ; Vous sortirez, et vous sauterez comme les veaux d’une étable. »

Evangile de Luc chapitre 1, versets 76 à 79 : « Et toi, petit enfant (il s’agit de Jean-Baptiste), tu seras appelé prophète du Très-Haut ; Car tu marcheras devant la face du Seigneur, pour préparer ses voies,
Afin de donner à son peuple la connaissance du salut par le pardon de ses péchés,
Grâce aux entrailles de la miséricorde de notre Dieu, En vertu de laquelle le soleil levant nous a visités d’en haut,
Pour éclairer ceux qui sont assis dans les ténèbres et dans l’ombre de la mort
, Pour diriger nos pas dans le chemin de la paix. »
(Cantique de Zacharie, père de Jean-Baptiste)

Mais n’oublions pas que les premiers chrétiens n’étaient ni des adorateurs de Tammuz ni des adorateurs de Mithra, mais qu’ils étaient des juifs, adorateurs de l’Eternel.

Eux aussi ils célébraient une fête importante en décembre, et Jésus a honoré cette fête par Sa présence. De quelle fête s’agit-il ? La réponse se trouve dans l’Evangile de Jean, chapitre 10, versets 22 et 23 : « On célébrait à Jérusalem la fête de la Dédicace. C’était l’hiver.
Et Jésus se promenait dans le temple, sous le portique de Salomon ».

Qu’est ce que la fête de la Dédicace ? La dédicace du temple de Salomon que l’on trouve dans le 2e livre des Chroniques (chapitre 7, versets 9 à 12) ?
Ou la fête de la dédicace des murailles de Jérusalem reconstruites au temps de Néhémie que l’on trouve dans le livre de Néhémie (chapitre 12, verset 27) ?
Ce n’est ni l’un ni l’autre.

Dédicace se dit en hébreu Hanoukka.
L’une des origines de la fête de Noël, selon des historiens sérieux, serait la fête juive de Hanoukka.

L’origine de la fête de Hanoukka se situe entre l’Ancien et le Nouveau Testament, pendant la période de la domination grecque appelée « période hellénistique », avant la domination romaine.
C’est une période que l’on connaît très mal dans le monde chrétien, surtout protestant. On la connaît mieux dans l’église catholique, car les bibles catholiques contiennent les livres dits « apocryphes » des Macchabées qui racontent les événements qui ont conduit à célébrer Hanoukka. Ce sont des livres qui ont un intérêt historique ou littéraire, mais qui ne sont pas considérés comme inspirés par Dieu.
Alexandre le Grand régna au 4e siècle avant Jésus-Christ et fonda un grand empire, l’empire grec. Après avoir vaincu les Perses, il arriva à Jérusalem et se prosterna devant le grand-prêtre Jeddoa en adorant le Dieu d’Israël, parce qu’il avait eu auparavant une vision d’un ange de Dieu portant le costume sacerdotal du grand prêtre et lui promettant la victoire sur les Perses. Après cela il fonda la ville d’Alexandrie en Egypte.
Alexandre respecta et honora les juifs et leur culte de l’Eternel.

Après sa mort à Babylone à l’âge de 33 ans, ses généraux se partagèrent son empire et se proclamèrent rois.
Le descendant de l’un d’entre eux, qui régnait sur la Syrie, était le tristement célèbre Antiochus IV Epiphane.
Il pilla le Temple de Jérusalem, persécuta les juifs, les obligeant à adorer les dieux grecs, et leur interdisant sous peine de mort d’adorer l’Eternel et d’obéir à ses commandements, et de lire la Thora. Il leur infligea des sévices horribles. Les femmes qui avaient fait circoncire leur fils étaient mises à mort avec leur bébé pendu à leur cou. Les quelques juifs restés fidèles à l’Eternel se laissaient massacrer sans se battre le jour du Sabbat pour ne pas violer le Sabbat.
Antiochus Epiphane profana et souilla le Temple de Jérusalem. Il fit sacrifier des animaux impurs dans le Temple, notamment des porcs, et dressa une grande statue de Zeus, que les juifs appelèrent l’ « horreur abominable » ou l’ « abomination de la désolation » dont parle Jésus (évangile de Matthieu chapitre 24, verset 15, et évangile de Marc chapitre 13, verset 14).
Le prêtre Mattathias et ses fils, Judas Macchabée et ses frères, réussirent à lever une armée de résistants pour chasser les grecs, qui avaient une armée très puissante, et même des éléphants de combat (les chars d’assaut de l’époque).
Dieu leur donna par miracle la victoire en décembre de l’an 164 avant Jésus-Christ.
Ils nettoyèrent et restaurèrent le Temple, fabriquèrent une nouvelle Menora (chandelier à sept branches en or) et inaugurèrent le Temple purifié le 25 du mois de Kislev (autour du 15 décembre).
Mais lorsqu’ils voulurent allumer la Menora, ils ne trouvèrent qu’une petite fiole d’huile d’olive consacrée, tout juste suffisante pour brûler pendant une journée. Par miracle, cette huile brûla pendant huit jours sans s’éteindre.

Ce miracle nous rappelle le miracle de la multiplication des pains et des poissons que fit Jésus au bord du lac de Galilée.

Depuis, les juifs célèbrent la fête de Hanoukka pour rappeler ce double miracle (victoire sur l’armée grecque et miracle de l’huile qui brûle pendant 8 jours). Ils allument pendant 8 jours, les unes après les autres, les 8 bougies de la Hanoukkia, qui est le chandelier à 9 branches de Hanoukka, avec sa 9e bougie, celle du milieu, qui est le « Shamash » ou « serviteur », et qui sert à allumer les 8 autres.

Hanoukka est la fête de la lumière. Cette année, elle est célébrée du 22 au 29 décembre 2008. L’homme a toujours été fasciné par la lumière, surtout en hiver, saison du froid et où les nuits sont les plus longues.
Par exemple, depuis plus de 150 ans, la ville de Lyon célèbre autour du 8 décembre la fête des lumières.

La première chose que Dieu a faite selon la Bible est de créer la lumière grâce à Sa Parole, le Logos (livre de la Genèse, chapitre 1, versets 3 à 5).
« Dieu dit : Que la lumière soit ! Et la lumière fut.
Dieu vit que la lumière était bonne ; et Dieu sépara la lumière d’avec les ténèbres.
Dieu appela la lumière jour, et il appela les ténèbres nuit. Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin : ce fut le premier jour. »

L’Evangile de Jean (chapitre 1, versets 1 à 14) nous dit que le Logos, la Parole créatrice de Dieu, c’est Jésus-Christ.
L’Evangile de Jean (chapitre 8, verset 12) nous dit aussi que Jésus est la lumière du monde : « Jésus leur parla de nouveau, et dit : Je suis la lumière du monde ; celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie. »

Le « shamash », la bougie-serviteur du milieu du chandelier de Hanoukka, et qui sert à allumer les 8 autres bougies, représente pour nous Jésus.
Grâce à la lumière de Jésus, les 8 autres bougies peuvent éclairer elles aussi, comme il est dit dans l’Evangile de Matthieu (chapitre 5, verset 14) : « Vous êtes la lumière du monde. »
La lumière chasse les ténèbres, elle nous éclaire et nous permet de voir, au propre comme au figuré. Jésus a guéri un aveugle et lui a rendu la vue, tout en déclarant qu’il est « la lumière du monde. » (Evangile de Jean, chapitre 9, verset 5).

La lumière représente la vie et aussi la connaissance. La venue de Jésus-Christ a permis que la connaissance du seul vrai Dieu, le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, soit étendue au monde entier afin que tout homme puisse avoir accès à la vie éternelle par la foi en Lui.

Hanoukka signifie dédicace. Dédicacer signifie dédier ou consacrer.
Notre corps est appelé « le temple du Saint-Esprit » (premier livre de l’apôtre Paul aux Corinthiens chapitre 6, verset 19) et nous sommes appelés à consacrer, à dédier, à dédicacer notre vie à Dieu, c’est le sens de la fête de la Dédicace ou fête de Hanoukka, d’où vient la fête de Noël.
L’apôtre Paul déclare dans son épître aux Romains (chapitre 12, verset 1) : « Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable. »

N’hésitons donc pas à fêter dans la joie Noël, qui est la fête de Jésus donné aux hommes, la fête de Jésus « la lumière du monde », et qui est aussi la fête de la consécration, l’occasion de consacrer (ou de re-consacrer) notre vie à Dieu.

Répondre à cet article

4 Messages

  • L’origine de Noël 22 décembre 2007 14:11, par dan yarden

    super ce chandelier à neuf branches avec la branche centrale qui s’allume en premier puis qui donne la flamme aux huit autres branches !

    repondre message

  • L’origine de Noël 23 décembre 2008 17:16, par David

    Chers,

    je viens de survoler ces lignes et j’en suis très fier car j’apprends du jamais entendu sur noel. Si toutefois cela m’était accordé comme grace, prière me faire plus dans ma boite ou me donner plus de détail sur les fêtes chrétiennes et les sens liés à l’origine.

    Très fier de votre suite

    fr David

    repondre message

  • L’origine de Noël 8 décembre 2010 09:24, par freddy

    Si on est ,ou souhaite être , vrai chrétien(ne), pourquoi mélanger les choses sacrées et les choses profanes ? Les origines de la fete de Noel n’ont rien de commun avec le christianisme, si ce n’est qu’avec la christianté !
    Freddy

    repondre message


Nouveautés | Lettre de nouvelles | Écrivez-nous ! | SPIP | squelette | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0 |