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Jusqu’où mène la pornographie ?

lundi 9 septembre 2002

Ted Bundy a violé et brutalement tué au moins 28 femmes à travers les USA.
C’est pourquoi la nation entière a été particulièrement attentive quand l’homme suspecté d’avoir commis ces meurtres, Théodore Bundy, est mort sur la chaise électrique dans la prison d’État de Floride, le 24 janvier 1989.

17 heures avant qu’il soit exécuté, il a accepté de se livrer à une interview avec le Dr Dobson président de l’association « Focus on the Family » ; nous la livrons ici :


Question : D’après le jugement, vous êtes coupable d’avoir tué plusieurs femmes jeunes et moins jeunes.

Réponse : Oui, oui.

Question : Ted, comment cela s’est-il passé ? Vous avez été élevé dans ce que vous considérez avoir été une bonne famille. Vous n’avez jamais été abusé, ni sexuellement, ni émotionnellement. Quels sont les antécédents de ce comportement qui a apporté tant de peine à tant de personnes ?

Réponse : J’ai grandi dans une merveilleuse maison avec deux parents chrétiens, attentionnés et aimants. Nous allions régulièrement à l’église, et dans notre maison il n’y avait ni jeux d’argent, ni cigarette, ni alcool, ni « bagarre ».

Mais à l’âge de 12 ou 13 ans j’ai découvert la pornographie dans des magasins à côté de chez moi. De temps en temps je trouvais dans des poubelles des revues pornographiques plus dures, plus choquantes, plus explicites.

La pornographie la plus forte implique la violence sexuelle. Le mariage de ces deux forces, je le sais trop bien, engendre des comportements qui sont trop horribles à décrire ici.

Question : Expliquez-moi ce qui se passait en vous dans ces moments.

Réponse : ça se passait par étapes, graduellement. Quand j’ai été dépendant de la pornographie, et je la vois comme une forme de dépendance, j’en recherchais une plus forte, plus explicite, plus dure. Comme pour une drogue, vous recherchez des stimulations plus fortes jusqu’à ce que vous atteigniez le point où ça ne suffit plus. Vous atteignez le point où vous avez envie de passer à l’acte, en vous demandant si ça suffira pour vous donner plus que simplement lire et regarder de la pornographie.

Question : Combien de temps êtes-vous restés à cette étape ?

Réponse : Je dirai deux ans. J’essayais de combattre un comportement criminel, un comportement violent. Cette résistance intérieure provenait de mon éducation, du voisinage, de l’église, de l’école. Ces barrières étaient constamment éprouvées et assaillies par une vie de fantasmes nourris largement par la pornographie.

Question : Vous rappelez-vous ce qui vous a fait passer de l’autre côté ? Vous rappelez-vous la décision d’aller de l’avant ?

Réponse : Je ne veux pas faire croire que j’étais une victime sans défense. Nous parlons d’un maillon indispensable dans la chaîne du comportement qui mène aux meurtres. Il y a eu comme un déclic et je savais que je perdais le contrôle, que ces barrières apprises dans mon enfance n’étaient plus suffisantes pour me garder du bon côté.

Question : Ted, après avoir commis votre premier meurtre, quelles émotions avez-vous éprouvé ?

Réponse : C’était comme ci j’avais fait un horrible rêve. Je ne veux pas sur-dramatiser, mais je me suis réveillé le matin et, avec une pensée claire, un sens moral et des sentiments éthiques intacts à ce moment, je fus horrifié d’avoir été capable de commettre un tel acte.

Question : Vous n’aviez jamais connu ça auparavant ?

Réponse : Vous savez, j’étais une personne normale. J’avais de bons amis. Je vivais une vie normale, excepté cette petite partie de ma vie, mais combien puissante et destructive, que je gardais très, très secrètement cachée.

Les gens doivent réaliser que je n’étais pas un paumé, que je ne traînais pas dans les bars. Les gens comme moi ne sont pas des monstres en puissance. Nous sommes vos fils, vos maris, et nous sommes élevés dans des familles normales. La pornographie peut attraper un enfant de n’importe quelle famille aujourd’hui. Bien que mes parents étaient diligents, elle m’a attrapée hors de chez moi voici 30 ans.

Question : Vous croyez vraiment que la pornographie « dure », et la porte qui y mène, la pornographie « douce », affecte d’une manière cachée d’autres personnes et peut faire que d’autres femmes seront encore violées et tuées comme vous l’avez fait.

Réponse : Je ne suis pas sociologue et je n’ai pas fait de sondage, mais je vis en prison depuis longtemps maintenant. Et j’ai rencontré beaucoup d’hommes qui ont été amenés à commettre des violences comme moi. Sans exception, chacun d’eux a été profondément influencé et dirigé par une dépendance envers la pornographie. ça c’est sûr. Les études du FBI sur les meurtres en série confirment que le grand point commun entre tous ces tueurs c’est la pornographie.

Question : Pensez-vous mériter la peine que l’État va vous infliger ?

Réponse : Je ne vais pas blaguer avec vous. Je ne veux pas mourir. Mais je mérite certainement la peine la plus grande que cette société puisse m’infliger et la société doit être protégée de gens comme moi.

D’un autre côté, les gens bien-pensants, qui condamnent mon comportement, continuent à passer devant des étalages entiers de magazines pornographiques qui envoient des enfants sur les mêmes traces que j’ai empruntées.

Ce qui m’effraie et m’interpelle, Dr Dobson, c’est ce que je vois à la télé câblée. Des programmes qui viennent aujourd’hui jusque dans nos maisons n’auraient même pas été montrés dans des sex-shops il y a 20 ans de cela.

Question : Vous savez que les gens sont cyniques à votre sujet et pour une bonne raison. Je ne suis pas sûr que vous pourriez dire quelque chose que quelqu’un voudrait croire. Mais voici, vous m’avez dit que vous avez accepté le pardon en Jésus-Christ.

Réponse : Je l’ai reçu. Mais je ne peux pas dire que d’être dans « la vallée de l’ombre de la mort » est une chose à laquelle je me sois habitué. Je ne peux pas dire que ça ne m’inquiète pas. Vous savez, ce n’est pas drôle. Mais quand je suis seul je me rappelle que chacun de nous aura à passer par là un jour ou l’autre.

P.-S.

Traduit de l’anglais depuis « Focus on the Family Citizen » de Mars 1989, avec permission.

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1 Message

  • Jusqu’où mène la pornographie ? 16 juillet 2009 17:41, par marco

    la pornographie mène à une possession démoniaque et influence négativement la vie de couple de toute personne en raison du joug de la cirène sous lequel l’on se met.L’on croit satisfaire un désir tout ignorant qu’il souille son âme en le faisant.Assurant nous sommes adonnés à cette pratique à un moment donné de notre vie, cependant qu’il temps de ressaisir et nous recommander au Seigneur.Que Dieu nous béisse.

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