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Témoignage de Sarah, lycéenne, lors de son baptême

« J’ai retrouvé l’immense pièce manquante au puzzle de ma vie »

mercredi 1er juillet 2009, par Sarah Houcke


Bonjour à tous. Je m’appelle Sarah Houcke, j’ai 16 ans et je suis en première littéraire. Je suis née et j’ai grandi dans une famille chrétienne.

Depuis toute petite, il m’a donc toujours paru normal d’aller à l’église avec mes parents, c’était une habitude, tout comme de croire en Dieu d’ailleurs. Mais le dimanche matin ne signifiait pour moi que retrouver les copines, chanter quelques habituels chants et entendre une belle histoire à l’école de dimanche. J’y ai souvent entendu des expressions comme « donner son cœur à Jésus », « confier sa vie à Dieu », ou « se convertir » sans vraiment les comprendre. Bien souvent, suite à la leçon, je prenais de bonnes résolutions, je décidais de changer ; mais arrivée la semaine, je retournais à l’école et le train-train quotidien reprenait. Entrainée par le monde et les habitudes, j’oubliais alors les promesses faites le dimanche. Je me disais « chrétienne » juste parce que mes parents l’étaient ou parce que j’allais à l’église le dimanche. Mais je n’avais strictement rien compris. J’ai donc grandi en laissant Dieu en bordure de ma vie, sans vraiment y penser en dehors du dimanche. Je savais qu’il était là, quelque part, mais je n’y pensais pas vraiment. J’ai pris de mauvaises habitudes qui ont persisté bien longtemps dans ma vie.

Puis est arrivée une période assez difficile et noire de ma vie où, particulièrement à l’entrée au collège, je me suis retrouvée face à des problèmes tels que la recherches d’identité, l’exclusion ou l’image de soi. J’ai commis un tas d’erreurs pour « faire comme tout le monde ». En fait, j’essayais sans cesse de devenir quelqu’un ; je ressentais un grand vide en moi et n’arrivais à le combler d’aucune manière. Je désirais de manière maladive ce que les autres avaient et que je ne possédais pas, aussi bien sur le plan matériel que concernant le caractère. Et cela me rendait malheureuse parce que je pensais que c’était telle ou telle chose qui me manquait pour atteindre le bonheur. Mais j’avais beau faire, aucune manière d’être, aucun bien, rien ne m’offrait le bonheur que je cherchais. Durant cette période, j’étais assez dédaigneuse envers tout ce qui concernait Dieu et allais à l’église à reculons, pensant que cela ne m’apportait absolument rien. J’étais en conflit avec moi-même, mais aussi avec Dieu.

Puis, il y a 2 ans, j’ai passé une semaine en colonie au camp chrétien Teen Ranch, où j’avais suivi des copines. Chaque jour, en plus des activités organisées, une étude nous faisait réfléchir sur un sujet précis ; je me souviens en particulier de l’une d’elles faite par Michel Castagno qui était basée sur une publicité de la banque populaire, et qui retraçait en quelques images la vie classique d’un homme, son parcours avec ses buts principaux qui étaient donc : l’amour, l’argent, le travail... Et à partir de là, je me suis demandé : c’est ça les buts de la vie d’un homme ? Pourquoi vit-on finalement ? Pour avoir une famille, beaucoup d’argent, une grande maison et un métier honorable, qui ne nous rendent pas forcément heureux ? Est-ce que ça vaut vraiment la peine ? Et si tout ne fonctionnait pas aussi bien que l’on espérait ? Si l’un de ces buts n’était pas atteint, sur quoi s’appuyer ensuite ? On avait dans cette colo un mono responsable de chaque chambre, et celle qui s’occupait de la notre a été la première avec qui j’ai partagé ces interrogations fondamentales. Tous les soirs, avec les filles de la chambre, elle nous parlait un peu d’elle, de la manière dont elle vivait sa vie avec Dieu ; parfois on lisait quelques passages de la Bible ensemble. Et j’ai trouvé ces échanges vraiment riches et intéressants. Au travers de cette mono, j’ai compris qu’être chrétien, ce n’était pas seulement le fait de croire vaguement en Dieu ou d’aller à l’église, mais que c’était accepter le fait que j’étais pécheresse, c’est à dire séparée de Dieu à cause de mon péché, et remplie de mauvaises choses, de mauvaises pensées, d’un million de saletés qui pourrissaient en moi. C’était croire qu’il pouvait pourtant tout prendre et me laver entièrement, me pardonner, et m’accompagner tout au long de ma vie. Et j’ai pris, dans la semaine qui a suivi le camp, une grande décision : celle de réellement confier ma vie entière à Dieu, de laisser tomber ma vie brouillon et orgueilleuse où je ne me retrouvais plus et de tout recommencer, avec cette fois le meilleurs des appuis et des aides. Enfin, je lui ai remis toutes mes erreurs et mes peines à avancer. Et j’ai ressenti, en plus d’une grande joie, un grand soulagement. Je savais que j’avais enfin comblé le vide en moi, que j’avais retrouvé l’immense pièce manquante au puzzle de ma vie.

A présent, j’avance toujours avec le puissant soutien de mon Sauveur. Les difficultés sont toujours présentes, les péchés également (et il m’arrive toujours de trébucher ou de tomber, mais j’ai à présent Dieu pour me rattraper, me relever et retrouver sans cesse l’espoir.) Je ne suis pas inquiète ni vaincue, car Dieu m’aide et m’aidera à vaincre les difficultés au quotidien. Je sais que je ne serais plus jamais seule, perdue en plein océan et criant dans le vide.

J’aimerai vous laisser un verset de la Bible qui m’a particulièrement marquée et rassurée dans ces temps-là : il se trouve dans Esaïe 41 verset 10 :« Ne crains rien, car je suis avec toi ; ne promène pas des regards inquiets, car je suis ton Dieu. Je te fortifie, je viens à ton secours, je te soutiens. »

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1 Message

  • Bonjour Sarah et merci pour ce témoignage très émouvant !!!

    Esaïe 41 verset 10 « verset que tu cites dans ton témoignage »
    A Israël Son serviteur. Le point d’ancrage remonte à Abraham et à ses fils. Jacob est seul mentionné parce que c’est par lui que le nom d’Israël a été donné. « Genèse 32 v 29 » Par ses ancêtres, le peuple est entré dans l’amitié de Dieu. QUEL RECONFORT DANS LES TEMPS DIFFICILES. Israël doit se souvenir de l’appel initial et revenir avec confiance à son Dieu. Les ennemis restent nombreux et cherchent querelles, mais Dieu promet la victoire, Il est le Rédempteur. Il parle même d’associer Son peuple à Sa victoire « Esaïe 41 v 15-16 ».
    God Bless You !!!
    Bon mardi à toi et bon courage !!!
    Sarah : http://Eglise-saintes.blogspirit.com/

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