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Le discours d’un roi…

Une parabole du combat de la vie chrétienne

jeudi 12 mai 2011, par Claude Rouvière

Un roi avait deux fils. Le premier devait hériter
de sa couronne mais il a choisi d’abdiquer pour
mener la vie qui lui plaisait. Le deuxième avait un
grave problème de bégaiement, ne désirait pas et ne
se sentait pas capable d’être roi mais il a affronté son
handicap et assumé l’héritage en mémoire de son
père et parce qu’il y avait une guerre à mener et un
peuple à conduire dans des circonstances tragiques.


Cette histoire, c’est celle du roi Georges VI, que
nous a présentée le film de John Hooper « Le discours d’un roi ». Au-delà de
tout ce qu’il y a de passionnant dans ce film, j’y ai vu
comme une parabole de la vie chrétienne : nous sommes fils du Roi [1],
comment assumons-nous l’héritage de notre Père céleste ?
Abdiquons-nous à la fois la gloire et les devoirs
afin de vivre NOTRE vie ? Ou choisissons-nous de
combattre nos faiblesses, nos incapacités parce qu’il
s’agit de poursuivre l’œuvre de notre Père et qu’il y a
un peuple nombreux à encourager et à accompagner
dans un combat décisif ?

Le roi Georges VI et son épouse n’ont jamais
quitté Londres pendant les bombardements [2]. Si le
sentiment humain de l’importance de leur
engagement leur a permis d’affronter des combats
dont ils auraient pu se protéger, à plus forte raison,
nous, représentants du Roi des Rois dans ce monde
que l’Ennemi attaque de toutes parts, pouvons-nous
rester fermes dans le combat !

Notre statut de fils de roi nous assure une gloire
que nous ne pouvons même pas imaginer… mais
aussi des devoirs auxquels nous n’avons pas le droit
de renoncer.

« Nous voici plongés de force dans ce conflit, car
nous sommes tenus de nous dresser contre un
principe, qui s’il devait s’imposer, serait fatal à tout
ordre civilisé dans le monde. Un tel principe,
dépouillé de ses artifices, est sûrement l’expression de
cette doctrine primitive qui veut que la force prime
sur le droit. Au nom de tout ce que nous
chérissons, il est inconcevable que nous
refusions de relever ce défi
. C’est dans ce but
suprême que j’invite maintenant mon peuple
de métropole et mes peuples d’outremer à épouser
notre cause. Je leur demande de rester calmes,
fermes et unis dans l’épreuve. La tâche sera
rude. Des jours sombres nous attendent, et la
guerre ne peut plus désormais se borner au seul
champ de bataille. Mais nous ne pouvons bien
agir que selon notre idée du bien, et, avec
déférence, au nom de notre cause, en appeler à
Dieu. Si tous ensemble, nous restons résolument
fidèles à cette cause, alors, avec l’aide de Dieu,
nous vaincrons.
 »
(Extraits du discours du Roi Georges VI le 3 septembre 1939)

Mais dans toutes ces choses, nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés.
Romains 8, 37

Notes

[11 Jean 3:2 (La Bible du Semeur) Mes chers amis, dès à présent nous sommes enfants de Dieu et ce que nous serons un jour n’a pas encore été rendu manifeste. Nous savons que lorsque le Christ paraîtra, nous serons semblables à lui, car nous le verrons tel qu’il est.
Apocalypse 17:14 (La Bible du Semeur) Ils feront la guerre à l’Agneau, mais celui-ci les vaincra, car il est le Seigneur des seigneurs et le Roi des rois. Les siens, ceux qu’il a appelés et élus, ceux qui lui sont fidèles, vaincront avec lui.

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3 Messages

  • Le discours d’un roi… 8 juin 2011 11:22, par Jean-Yves LG

    Très bien vu, le parallèle !
    J’ai vu et apprécié ce film.
    La parabole me semble fort pertinente.

    repondre message

  • Le discours d’un roi… 30 décembre 2011 07:01, par Frédéric Maret

    Merci de bien vouloir corriger une ÉNORME faute de traduction. Georges VI n’a bien sûr pas pu dire « mon peuple d’Angleterre et mes peuples d’outre-mer » car il eût de la sorte exclu ipso facto les Gallois, les Écossais et les Nord-Irlandais, qui sont britanniques sans être ni anglais ni ultramarins. L’expression anglaise utilisée par le roi fut « my people at home and my peoples over the seas », ce qui pourrait être rendu en français par « mon peuple de métropole et mes peuples d’outre-mer », sans anachronisme car à la même époque les Français d’outre-mer, notamment d’Afrique, dont mes parents, utilisaient l’expression « la métropole » pour parler de la France proprement dite. L’expression « Grande-Bretagne » ne convient pas non plus car elle exclut les Nord-Irlandais. Le Royaume-Uni, quant à lui, incluait juridiquement à l’époque bon nombre de territoires d’outre-mer (à l’exclusion de ceux régis par le « home rule ») et ne peut donc pas être mentionné en opposition à « outre-mer ».

    Je précise que je suis professeur d’anglais.

    Accès à la version dactylographiée du discours de Georges VI du 3 septembre 1939.

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