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Dieu au banc des accusés

vendredi 18 avril 2014, par Webserviteur

C’est le temps du jugement dernier (Apocalypse 20). Une foule innombrable se tient devant le trône de Dieu. Certains s’enferment dans leur mutisme, tandis que d’autres, exaspérés, laissent éclater leur colère contre l’injustice de Dieu : « De quel droit Dieu se permet-il de nous juger ? Peut-il seulement comprendre ce que nous avons eu à vivre ? »


Une jeune femme noire relève une jambe de son pantalon. « Regardez ces marques laissées sur ma peau par les chaînes. Pour commencer, j’ai été séparée de ceux que j’aimais. Ensuite, sur un négrier, on m’a attachée puis jetée par-dessus bord, simplement parce que j’étais tombée malade ! » Un homme ajoute : « J’ai survécu à la traversée, mais j’ai dû travailler comme une bête et j’étais sans cesse battu. La mort a été ma délivrance. » Une autre femme relève sa manche et montre aux personnes alentour un numéro qui lui a été tatoué dans un camp de la mort. « Est-ce que Dieu sait seulement ce que j’ai subi ? Et lui, pourquoi n’a-t-il pas été déporté, maltraité et tué cruellement comme moi ? »

De plus en plus de voix se font entendre, accusant Dieu d’avoir permis toute cette souffrance et d’avoir toléré le malheur qui s’est abattu sur le monde. « Il est bien, lui, là-haut, au ciel. Là-haut il n’y a ni souffrance, ni haine, ni faim, ni larmes ! Il n’a aucune idée de ce que nous avons eu à endurer. »

Rapidement, ils s’accordent sur le fait que Dieu devrait aussi avoir à passer par ce genre d’épreuves afin de pouvoir juger équitablement. De partout les arguments fusent. Le principal étant que Dieu devrait naitre comme un être humain. Pas dans un palais, mais dans la pauvreté. Évidemment, il devrait abandonner toutes les prérogatives liées à sa divinité. Et enfin, il devrait n’avoir aucune possibilité de s’aider lui-même. Un homme juif, qui avait été détenu dans un camp de concentration, ajouta : « Il devrait naitre juif, pas dans un peuple qui dirige mais dans un peuple qui est opprimé ». Une fille illégitime ajouta : « Le père officiel ne serait pas le vrai père ». Un moine hindou suggère : « Il devra se fatiguer à faire comprendre aux hommes qui est Dieu ». Une femme arrêtée par la Gestapo et assassinée dans un camp ajoute : « Qu’il soit trahi par un ami proche ». Un jeune junkie enlisé dans les drogues exige, « il devra être soumis à toutes sortes de tentations. Qu’il leur résiste avant de nous juger trop vite ». Un autre homme prend la parole : « J’ai été jugé et condamné par un gouvernement communiste sur la base de fausses accusations. Dieu n’a rien fait contre cette injustice. Qu’il subisse une telle chose lui-même ! Qu’il expérimente ce que c’est que d’être abandonné par tous, jugé puis condamné alors qu’on est innocent. »

Toujours plus de personnes crient leurs revendications. C’est alors qu’ils aperçoivent une croix, au loin. La foule se calme puis un grand silence s’installe. Chacun réalise soudainement : Dieu a déjà vécu toutes ces souffrances – par amour pour les êtres humains. Oui, Dieu nous a aimés. En Jésus-Christ, il nous a carrément aimés jusqu’à la mort.

P.-S.

Auteur inconnu

Article paru dans Action Missionnaire de France-Mission

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