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Témoignage de Christophe

Christophe Germain,témoignage au CEP, le 30 septembre 2012

jeudi 8 novembre 2012, par Christophe Germain


J’ai 37 ans. Nous nous connaissons depuis quelques temps, voire quelques années maintenant. Mon parcours est « classique », ou quasiment. J’ai passé les 15 premières années en Haute-Saône ; toute ma famille habite dans un rayon de 30 km de Vesoul.

A cause (ou grâce) à des raisons professionnelles pour mon père, la famille débarque à Grenoble en 1990 : la « grande petite ville ». Malgré l’éloignement de la famille et nos repères, ma sœur et moi nous poursuivons nos études scolaires et les et finissons à Grenoble. Mon petit frère vient alors juste de naitre.

Toujours surmontables

J’aime à dire que Dieu nous ouvre mes portes (celle qui sont impensables à l’homme) et met sur notre chemin des personnes pour nous aider, nous soulager. Durant mon enfance, j’ai connu et je me souviendrai toujours de mon orthophoniste, de ma kiné, de mes maitres d’école, de mes profs de collège, ma famille... dont je suis reconnaissant pour leur aide, leurs conseils, leur patience. Car elles m’ont beaucoup apporté.

Pour vous résumer, mon mot d’ordre c’était « tu ne peux pas dire que tu as échoué si tu n’as pas essayé, alors essaie et tu verras ensuite… et même si cela prend plus de temps, c’est pas grave. L’important c’est d’arriver ». Et je suis là,tel que je suis,avec ma vie « normale » mon travail « normal » ... Tout comme si tout était tracé, avec des obstacles bien sûr, mais toujours surmontables, ou contournables.

Une grâce

Une des premières prédications m’a beaucoup parlé ; le sujet était le poids de nos difficultés : Dieu peut nous aider à surmonter les difficultés : il est là aussi dans l’épreuve, pour nous soulager, « Il porte le joug avec nous » alors que nous venons à Lui, en travaillant avec lui (en portant le joug avec Lui). Le terme travail est important à mes yeux, que ce soit professionnel, personnel. Car il est signe de persévérance à mes yeux

En tant que jeune Grenoblois, je me suis familiarisé avec l’outil informatique : un moyen pour suivre les cours du lycée, et aujourd’hui le travail qui me permet de faire jeu égal avec mes collègues.

Nous avons mis un mot « dystonie » sur mon handicap en 92 (dû au problème néonatal) suite à une nouvelle opération chirurgicale qui m’a été proposée en 2004. Moi qui avais peur de tout, bizarrement… j’accepte sans hésitation. Pour vous expliquer en quelques mots, je « tremblais » constamment du cou surtout (même pour aller au cinéma - mon loisir favori), aujourd’hui mon cou est plus stable.

Cette avancée des chercheurs, c’est un bonheur, une grâce : tout ce que j’ai gagne est un « plus »pour moi !

Il faisait froid

Comme beaucoup de personnes, j’allais à la catéchèse étant petit… par envie personnelle, pour voir et surtout être avec mes copains. Je me souviens de quelques notions sur la vie de Jésus. Mais j’étais peu assidu pour les devoirs, et je me souviens plus des courses en vélo ou partie de crêpe après le « cathé ».

Lorsque je suis arrivé à Grenoble à 15 16 ans, je n’avais plus trop le temps d’y aller à cause des cours.Et de toute façon, j’ignorais où aller, et avec qui. Jésus, je l’avais à peine aperçu ; j’ai plutôt vécu sans Dieu jusqu’à 34 ans.Mais mon église de mon ancien village me manquait ; les églises de la ville n’étaient plus les mêmes (là-bas c’est le centre du village, du genre « le grand chemin »). Les amis de mon enfance me manquaient et me manquent toujours.

J’ai essayé de revenir dans des églises catholiques, mais j’avais froid… non ! Il faisait froid ! : Il manquait la fraternité, la convivialité, (Thierry Bizot dit « je croyais qu’être croyant c’était s’ennuyer collectivement une heure par semaine » ! Je comprends). Et mes efforts se sont éteints en 3 semaines.

« Comme je suis poli »

Pourquoi me suis-je rapproché de la foi, en allant dans une église protestante ?

Après quelques temps de solitude, ma mère travaille chez une amie de Christine -appelée Nadine.

Elle a eu connaissance d’un groupe de jeunes qui sort 1 à 2 fois par mois. C’est le groupe desjeunes actifs, protestants évangéliques. Ma mère m’en parle. Par méconnaissance - plus que par préjugés -, je refuse. A ce moment, je cherchais des activités pour m’occuper.

Ma mère respecte mon choix sans le commenter, mais me relance l’invitation. Et cela me travaille : j’avais plein de questions en moi.

Six mois plus tard, « comme je suis poli » j’accepte de venir au CEP un dimanche matin. Je me rappelle d’avoir été étonné par les chants de louange, par l’accueil après le culte, par des rencontres de Nicolas, Jean-Yves, et Christine. Cela m’a changé des cultes d’autrefois, le « décor » m’a plu.

Puis la semaine suivante, lors des annonces, j’entends que « l’équipe de la bourse aux jouets » cherchait quelques volontaires. Poussé par ma mère, nous nous sommes inscrits. Me voilà avec une activité pour un dimanche : je ne pensais plus à mes problèmes. J’étais content.

Et en quelques mois,je me suis fait de véritables amis, j’ai connu une église… et Dieu.

« C’était une évidence, Il m’attendait ! »

La suite est simple. Par une envie enthousiasmante de connaitre l’église, Jésus, et Dieu, je commence à lire la Bible. Juste par curiosité et surtout sans préjugé… ni positif ni négatif…et sans obligation non plus (j’aime à dire que je me sentais libre). Dieu m’a révélé des choses importantes, il a commencé de dévoiler ce qu’il avait déjà fait pour moi, pour nous.

C’était une évidence : il m’attendait ! Il attendait le moment où je serais prêt à l’accepter réellement et véritablement.

C’est pourquoi nous sommes réunis aujourd’hui, car comme l’histoire du dignitaire éthiopien (cf Actes 8 36), Philippe dit : si tu crois de tout ton cœur tu peux être baptisé, -ouirépondit le dignitaire, je crois que Jésus-Christ est le fils de Dieu. Il ordonna d’arrêter le char et tous deux descendirent dans l’eau.

Donc moi aussi je crois que Jésus-Christ est le fils de Dieu, qu’il est mort avec nos péchés, pour nous libérer, qu’il est ressuscité d’entre mort de faire connaitre sa victoire sur la mort

La venue de Tony Antony a été décisive : il a su annoncer l’Évangile d’une manière qui m’a touché, au moyen une illustration cinématographique : je me suis rendu compte de la volonté de Dieu pour moi, de son amour pour moi, moi qui ne suis pas digne de recevoir cet amour gratuit sans rien faire. L’extrait du film utilisé, c’était La liste de Schindler.

Par des questionnements sur ce que dit l’Écriture et confronté à mes croyances personnelles, habituelles, traditionnelles, il me fallait prendre une décision ou remettre la question à plus tard et la laisser mûrir.

Que ce soit lors de cultes dominicaux, le groupe de maison, la lecture personnelle de la parole ou autre, tout cela me réjouit. Oui ces activités demandent du temps, mais c’est mon choix : c’est pour stimuler ma foi.

« Je veux vivre les commandements de Dieu ! »

J’ai compris que les deux commandements les plus importants pour Dieu : « aimer le seul Dieu vivant » et « aimer mon prochain ». Ils sont importants à mes yeux, car les autres en découlent. Je veux les vivre et les appliquer.

Pour parler des victoires connues grâce à l’aide de plusieurs personnes, je pourrai user de plein de qualificatifs ! Ces victoires, ce n’est pas le hasard. Maintenant je crois en Jésus-Christ, j’aime son amour.

Voila pourquoi je décide de le suivre maintenant en tout humilité. Voila pourquoi je suis aussi reconnaissant envers lui, mon Dieu.

Parler de l’Évangile me rend heureux, me motive (pour me lever le dimanche matin, pour aller partager la parole avec... non, avec n’importe qui !)

« Je crois que Jésus-Christ est mon Sauveur et mon Seigneur »

Le baptême, j’ai mûrement réfléchi : dans mon enfance j’ai eu un autre baptême. Plus récemment, je voulais connaitre précisément ce que signifiait le baptême. Aujourd’hui c’est vrai, je demande à me faire baptiser car je crois que Jésus-Christ est mon Sauveur et mon Seigneur.

C’est un acte important pour moi, et vous êtes vous tous témoins.

Et demain, tout à l’heure même, je sais que je serai toujours Christophe, et que j’aurais pris l’engagement de suivre le chemin avec Dieu comme compagnon et guide.

« Toujours avec toi »

Je conclu avec deux versets :

Le premier s’adresse à Dieu.

« Je suis toujours avec toi : tu m’as tenu par la main droite ; Tu me conduiras par ton conseil, et, après la gloire, tu me recevras avec honneur. »
(Psaume 73:23, 24)

Le second, c’est Jésus qui parle.

« Je vous donne un commandement nouveau : aimez-vous les uns les autres ; comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres. A ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres. »
(Jean 13:34-35). 

Amen !


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