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Oui, je crois en notre Seigneur Jésus-Christ et désire Le suivre

Témoignage d’un jeune homme, à l’occasion de son baptême

jeudi 1er décembre 2011


Je me présente pour ceux qui ne me connaissent pas, je m’appelle MF, j’ai 36 ans, et je vis sur Grenoble depuis 18 ans maintenant.

Je suis arrivé au CEP en février 2006. Et donc j’ai pris la décision de me faire baptiser.
Il est courant d’apporter son témoignage sur sa vie, ses épreuves et les moments qui nous ont poussé à nous tourner vers le Seigneur. En ce qui me concerne je serai plus discret.
Ce qui est sûr : c’est suite à des moments difficiles que l’on se tourne vers Dieu pour le prier.

Depuis 2003, j’ai expérimenté ces moments difficiles.
Oui, j’ai mis plusieurs fois genoux à terre. Mais en février 2006, j’ai ressenti le besoin de parler, d’interroger quelqu’un pour m’aider à faire le lien entre souffrance et croyance. J’étais de confession catholique, mais je me souviens d’une nuit où ma tante m’a conseillé de rentrer en contact avec un pasteur.
Ce pasteur m’a aidé et éclairé dans l’interprétation de la Bible.
Durant les années de galères, je découvrais à postériori l’action de notre Seigneur.
Certes lorsque je décidai de faire le point, je me retournais et constatais qu’en fait il avait été là et m’avait porté, protégé. A plusieurs reprises, ma maman, ma tante me montrait à quel point je n’avais pas été seul, et qu’Il me parlait…

Contrairement à certains frères et sœur, je ne me suis jamais réveillé un matin en clamant, « Jésus m’a parlé » ou « je L’ai vu ». Oh Non, et ça me tracassait car je me demandais si j’étais sourd ou aveugle.
Ma sœur V. et son mari Y. se sont fait baptiser à peine un an après leur arrivée dans leur église !!! Alors que moi ça faisait presque 3 ans que je fréquentais une église et rien ne se passait.
Je me souviens d’une parole de ma tante qui me disait de ne pas m’inquiéter, que je le sentirai quand je serai prêt. Peut être dans un an, 5 ans, ou 10 ans, peu importe. Je le saurai.
Et c’est vrai, pour moi, comme je l’avais exprimé au pasteur d’alors et à son successeur, c’est une suite logique dans ma vie, dans mon parcours. Pendant plusieurs années, j’avais besoin d’entendre parler de la bible et d’entendre des chants joyeux, remplis d’espérance. Aujourd’hui, j’ai trouvé une place dans cette église et j’ai abandonné les chaises du fond (sauf quand j’arrive en retard !!).

Avant, je devais me retourner pour constater l’action de Jésus dans ma vie, maintenant, il me suffit de lever les yeux pour Le voir.
Il est partout, où que j’aille, je sais qu’Il est là et qu’Il travaille en moi.
Depuis quelques mois, est-ce l’action de préparation du Baptême ? Je ne sais pas, mais les matins, je me lève et j’ai envie de sourire, de rire et spontanément, je Lui dit merci pour tout ce qu’Il me donne. Je me suis tellement accroché à ce qui me manquait, ce qui me faisait défaut, que j’en oubliais l’essentiel : ce que j’avais.

Aujourd’hui est donc un grand jour, puisque je peux clamer publiquement :
Oui, je crois en notre Seigneur Jésus-Christ et désire Le suivre, à l’écoute de Sa Parole,

Oui il est mort sur la Croix et ressuscité pour me sauver de mes pêchés et me donne l’espérance pour l’au delà.
Mais dire tout haut à des chrétiens que je crois, n’est pas le plus difficile. Pour moi, il est plus difficile de le clamer dans mon quartier à mes voisins, à mes confrères sur mon lieu de travail et parfois même à mes amis…

Quel étrange sentiment ? Comme de la honte. Mais qu’ai-je fait ?
Un moment marquant dans ma vie de chrétien, je le dois au rugby, à une finale d’accession en Top 14, avec le club de N. Alors que malgré la défaite, l’ambiance était particulière (20 000 spectateurs, les journalistes, les supporters), je me suis retrouvé avec une bière à la main avec deux joueurs de mon équipe, un joueur Tongien , S. catholique et un joueur d’Afrique du sud , D., anglican, et chose extraordinaire, je leur parlai de mon changement, de ma vision différente entre le catholicisme et de l’église protestante. Je me souviens du Tongien, S. qui ne comprenait pas comment je pouvais retourner « ma veste ». Et D. qui essayait de lui expliquer, le tout en Anglais évidemment. Ce que je retiens de ce moment, n’est pas la différence entre protestant et catholique, mais qu’ avec « deux inconnus », je pouvais librement, sans être alcoolisé, parler de ma foi, sans avoir à me demander « que vont ils penser de moi ? ».

Aussi, au fil des années, à travers mes voyages en Écosse, j’ai découvert que nous avions perdu ici en France cette spontanéité de parler de notre foi, de notre besoin d’aller à l’église, au culte.
Mais maintenant, mes voisins savent que je vais au culte, mes amis et mes confrères également. Et en plus, je découvre que certains proches, amis, sont eux aussi sensibles au fondement de la vie chrétienne. Qu’elle avait été ma surprise le jour où ma meilleure amie, a pris mes mains et a prier pour moi alors que je pleurais de douleur, alors que nous n’avions jamais abordé le thème de la spiritualité. Qu’elle a été ma surprise de découvrir la joie d’échanger, de lire des passages de la bible au sommet d’une montagne avec mon frangin ! Qu’elle a été ma joie d’entendre mon frérot me dire il y a 2 mois « c’est chouette, ça approche !!! « Quoi ? » donc lui répondis je ? « Eh bien ton baptême évidemment !!! »

Le Seigneur me donne tant qu’aujourd’hui je peux me faire baptiser en présence de ma Famille, mon père, ma mère, ma sœur, mon beau frère, mes chers neveux, mais aussi mon frangin, mon frérot et mon frère qui est à 10 000 km de là, ma tante qui est si proche et loin à la fois mais aussi, de mes frères et sœurs d’Eglise, et mes amis proches qui partagent ma vie, ma joie et mes peines.

Je suis aussi heureux d’avoir une partie de la famille Rugby, D. , T., K. … qui véhiculent et témoignent parfois sous l’œil des caméras leur foi, en priant sur un terrain ou dans un vestiaire.

Pour finir, je vais vous citer un passage de la bible qui m’a marqué lors des moments forts : c’est Romain 5, verset 3 à 5
« Mieux encore ! Nous tirons fierté même de nos détresses, car nous savons que la détresse produit la persévérance, la persévérance conduit à la victoire dans l’épreuve, et la victoire dans l’épreuve nourrit l’espérance. Or notre espérance ne risque pas d’être déçue car Dieu a versé son amour dans nos cœurs par l’Esprit Saint qu’il nous a donné »

Merci à vous tous d’être présents et de partager ce moment avec moi.

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