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Prédication donnée à Brignoud le 23 janvier 2011

La prière d’intercession

Genèse 18:1-5,16-33

samedi 12 février 2011, par Daniel Borde


Introduction

Quelle définition donneriez-vous à la prière ?
— Faire plier le bras de Dieu ? etc.

S.D. GORDON donne cette définition dans son livre « Simples entretiens sur la prière » p. 53 :

La prière, c’est en somme Dieu et l’homme s’alliant en vue d’un but élevé : l’établissement du règne de Dieu ici-bas. C’est là le but de la prière.

J’aimerais lire un récit dans l’Ancien Testament où l’homme et Dieu se sont mis d’accord en vue de sauver une ville et une région.

Genèse 18:1-5, 16-33

L’Éternel apparut à Abraham près des chênes de Mamré. Abraham était assis à l’entrée de sa tente. C’était l’heure de la forte chaleur. Il regarda et aperçut soudain trois hommes qui se tenaient à quelque distance de lui. Dès qu’il les vit, il courut à leur rencontre depuis l’entrée de sa tente et se prosterna jusqu’à terre.
— Mes seigneurs, leur dit-il, faites-moi la faveur de ne pas passer près de chez votre serviteur sans vous arrêter ! Permettez-moi d’aller chercher un peu d’eau pour que vous vous laviez les pieds, puis vous vous reposerez là sous cet arbre. Je vous apporterai un morceau de pain et vous reprendrez des forces avant de poursuivre votre chemin puisque vous êtes passés si près de chez votre serviteur.
Ils répondirent :
— Très bien, fais comme tu as dit !

[...]

Puis ces hommes se remirent en route en prenant la direction de Sodome. Abraham les accompagna pour prendre congé d’eux.
L’Éternel se dit alors :
— Cacherai-je à Abraham ce que je vais faire ? Il deviendra l’ancêtre d’une grande et puissante nation et une source de bénédictions pour tous les peuples de la terre. Car je l’ai choisi pour qu’il prescrive à ses descendants et à tous les siens après lui de faire la volonté de l’Éternel, en faisant ce qui est juste et droit ; ainsi j’accomplirai les promesses que je lui ai faites.

Alors l’Éternel dit à Abraham :
— De graves accusations contre Sodome et Gomorrhe sont montées jusqu’à moi : leur perversité est énorme. Je veux y descendre pour voir si leur conduite est vraiment conforme à ce que j’entends dire. Et si ce n’est pas le cas, je le saurai.
Là-dessus, ces hommes partirent en direction de Sodome, tandis qu’Abraham continuait à se tenir en présence de l’Éternel.
Il s’approcha et dit :
— Vas-tu vraiment faire périr le juste avec le coupable ?
Peut-être y a-t-il cinquante justes dans la ville ; vas-tu aussi les faire périr ? Ne pardonneras-tu pas à la ville à cause de ces cinquante justes qui sont au milieu d’elle ? Tu ne peux pas faire cela ! Tu ne peux pas traiter de la même manière le juste et le coupable et faire mourir le juste avec le méchant ! Toi qui juges la terre entière, n’agirais-tu pas selon le droit ?
L’Éternel lui répondit :
— Si je trouve à Sodome cinquante justes, je pardonnerai à toute la ville à cause d’eux.
Abraham reprit :
— Je ne suis que poussière et cendre, et pourtant j’ai osé parler à mon Seigneur. Peut-être que des cinquante justes, il en manquera cinq. A cause de ces cinq hommes en moins, vas-tu détruire toute la ville ?
Dieu répondit :
— Non, je ne la détruirai pas si j’y trouve quarante-cinq justes.
Abraham reprit à nouveau la parole et dit :
— Peut-être ne s’y trouvera-t-il que quarante justes ?
Et Dieu dit :
— A cause de ces quarante, je ne la détruirai pas.
Abraham poursuivit :
— Que mon Seigneur ne se fâche pas si j’insiste. Peut-être n’y aura-t-il que trente justes ?
Et Dieu dit :
—Si j’en trouve trente, je ne détruirai pas la ville.
Abraham reprit :
— Voilà que j’ai osé parler à mon Seigneur. Mais peut-être s’en trouvera-t-il seulement vingt.
Et Dieu répondit :
— A cause de ces vingt, je ne détruirai pas la ville.
Abraham dit :
— Que mon Seigneur ne se mette pas en colère, et je parlerai une dernière fois. Peut-être ne s’y trouvera-t-il que dix justes.
Et Dieu dit :
— A cause de ces dix, je ne détruirai pas Sodome.
Quand il eut fini de s’entretenir avec Abraham, l’Éternel s’en alla et Abraham retourna chez lui.

L’Éternel est venu annoncer la naissance du fils promis pour l’année suivante lorsqu’Abraham aura 100 ans. Ceci fit rire Sara, car, considérant son âge elle ne croyait pas qu’elle et son mari pourraient avoir encore un enfant. Nous passons ensuite à un tout autre sujet lorsque deux des trois personnages se dirigèrent vers Sodome et Gomorrhe.

L’Éternel ne veut pas cacher à Abraham ce qu’il va faire car Il prépare Abraham à être père d’une grande nation et Dieu veut établir une relation de confiance entre Lui et celui qui va réaliser son plan divin. Il s’était déjà établie une relation particulière lorsque nous lisons :

v19 Car je l’ai choisi pour qu’il prescrive à ses descendants et à tous les siens après lui de faire la volonté de l’Éternel, en faisant ce qui est juste et droit ; ainsi j’accomplirai les promesses que je lui ai faites.

L’Éternel lui annonce alors le jugement qui va s’abattre sur ces villes devenues si odieuses, insupportables, vivant dans un péché intolérable pour la sainteté de Dieu.

L’intercession pour les perdus

Nous voyons à notre grand étonnement, Abraham interpeller Dieu sur sa justice :

v23–25 Il s’approcha et dit : - Vas-tu vraiment faire périr le juste avec le coupable ? Peut-être y a-t-il cinquante justes dans la ville ; vas-tu aussi les faire périr ? Ne pardonneras-tu pas à la ville à cause de ces cinquante justes qui sont au milieu d’elle ? Tu ne peux pas faire cela ! Tu ne peux pas traiter de la même manière le juste et le coupable et faire mourir le juste avec le méchant ! Toi qui juges la terre entière, n’agirais-tu pas selon le droit ?

Ouf ! Quelle hardiesse ! Abraham ne penses-tu pas aller un peu trop loin ? Tu sais tu n’es qu’un homme pécheur et tu te permets d’interpeller Dieu sur Sa justice !

Paul Lagrange écrit dans « L’histoire d’Abraham »

C’est une remise en cause de la responsabilité collective qui conduisait à punir une cité tout entière si certains de ses membres avaient commis des actes estimés coupables par le pouvoir ou par une armée d’occupation.

Et Abraham avance un autre argument qui est un retournement de la punition collective : Vas-tu vraiment supprimer Sodome et ne pas pardonner à cette cité à cause des cinquante justes qui sont dans son sein ? Il ne propose plus de limiter le châtiment aux fautifs mais suggère que Dieu pourrait tenir compte des justes qui sont dans la ville pour pardonner à tous ses habitants. Est-ce que cinquante justes ne pèsent pas plus dans la balance que tous les pécheurs ? C’est un appel à la miséricorde du Seigneur, une autre manière d’être juste que suggère le patriarche. Le Seigneur répond : « Si je trouve à Sodome cinquante justes dans la ville, je pardonnerai à toute la cité à cause d’eux. » Le Seigneur donne son accord au principe posé par Abraham : un petit nombre de justes peut sauver un grand nombre de pécheurs. Il accepte aussi le chiffre avancé de cinquante justes.

Et nous avons lu qu’Abraham va jusqu’à 10 justes. Malheureusement il n’y en avait qu’un ; il s’appelait Lot et fut sauvé de justesse.

Il n’est jamais dit pourquoi Abraham a fait le marchand de tapis, pourquoi il a marchandé avec Dieu. On pourrait imaginer qu’il aurait pu dire à Dieu : « Oui, tu as parfaitement raison c’est insupportable, ces gens sont coupables de péchés très graves envers ta sainteté, que ta justice s’exerce donc sur eux. Raye-les de la carte. » Il aurait pu invoquer les souffrances de Lot son neveu qui torturait son âme (2Pi 2:7), mais qui avait cependant choisi d’aller habiter vers ces villes. « Punis ceux qui font souffrir mon neveu, rend- lui justice…. »

Mais nous voyons Abraham chercher à ce que Dieu soit du même avis que lui. Pourquoi a-t-il pu faire cela ? C’est qu’il savait que l’Éternel est un Dieu de miséricorde et que son désir le plus cher est de sauver le pécheur. D’ailleurs pourquoi les deux anges sont-ils allés « voir » :

v. 20-21 Alors l’Éternel dit à Abraham :
— De graves accusations contre Sodome et Gomorrhe sont montées jusqu’à moi : leur perversité est énorme. Je veux y descendre pour voir si leur conduite est vraiment conforme à ce que j’entends dire. Et si ce n’est pas le cas, je le saurai.

Ne le savaient-ils pas ? N’était-ce pas une dernière « chance » pour ces villes ?

La condamnation de notre monde est déjà prononcée, son Fils est venu aussi parmi nous et Il a vu les conséquences du péché sur ses créatures.

Jn 3:17-21 En effet, Dieu a envoyé son Fils dans le monde non pas pour condamner le monde, mais pour qu’il soit sauvé par lui. Celui qui met sa confiance en lui n’est pas condamné, mais celui qui n’a pas foi en lui est déjà condamné, car il n’a pas mis sa confiance en la personne du Fils unique de Dieu. Et voici en quoi consiste sa condamnation : c’est que la lumière est venue dans le monde, mais les hommes lui ont préféré les ténèbres, parce que leurs actes sont mauvais. En effet, celui qui fait le mal déteste la lumière, et il se garde bien de venir à la lumière de peur que ses mauvaises actions ne soient révélées.

Qui peut faire voir la lumière divine au monde condamné ?

Matt 5:13-14 C’est vous qui êtes le sel de la terre. Mais si le sel devient fade avec quoi le salera-t-on ? Il n’est plus bon qu’à être jeté dehors et foulé aux pieds par les hommes. C’est vous qui êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée.

L’Église seule a ce rôle dans le monde ; personne d’autre n’est sel et lumière. Il nous a laissés pour que nous vivions ce qu’il a fait de nous comme témoignage de Sa miséricorde et de son amour pour le perdu. Notre rôle est d’une extrême importance.

Définition : Intercession (Hébreu : prier, insister dans sa demande, réclamer ; grec : s’entretenir avec quelqu’un en vue de le solliciter pour autrui ou pour quelque chose, présenter une pétition à une personne d’autorité).
L’intercession est une prière de demande faite en faveur d’autrui. L’intercession doit être l’expression d’amour de Dieu dans nos cœurs.

Entretenons-nous avec notre Dieu pour le solliciter à faire miséricorde à notre monde qui est perdu.

1Tim 2:1 Je recommande en tout premier lieu que l’on adresse à Dieu des demandes, des prières, des supplications et des remerciements pour tous les hommes.

Il y a aussi une autre façon d’intercéder auprès du Père. Demandons à Dieu une faveur pour ceux qui sont perdus à l’exemple de ce frère chinois dont Portes Ouvertes rapporte l’histoire.

L’intercession par la bénédiction

Portes Ouvertes n° 306 de janvier 2002

Chine. - « Saintes habitudes » La prière d’un paysan

Debout, la main étendue, faites lentement un tour complet sur vous-même en priant pour tout ce que vous voyez entre vos doigts.

C’est la méthode qu’employait un paysan à demi illettré du Jiangsu, Monsieur Lo. Chaque soir, il montait sur la digue de terre qui bordait son champ. Sa houe sur l’épaule il étendait un bras devant lui, écartait les doigts et se mettait à tourner. C’était un spectacle peu banal que cet homme nu-pieds, vêtu d’un pantalon brun remonté jusqu’aux genoux et d’une chemise beige sale, en train de pivoter lentement sur lui-même tout en gardant son bras rigidement tendu devant lui. Ses voisins pensèrent d’abord qu’il se livrait à quelque exercice de qigong, mais un groupe de jeunes garçons se mirent à l’observer discrètement, chaque soir d’un peu plus près, et remarquèrent qu’il priait à haute voix, pour tout ce qu’il apercevait entre ses doigts.

Il voyait le champ du voisin et disait : « Seigneur, bénis mon voisin et donne-lui une bonne récolte ». Il avisait le buffle d’un ami et disait : « Seigneur, garde cette bête en bonne santé : tu sais comme elle est importante pour mon ami. », Il distinguait au loin les nuages de poussière qui surgissaient dans la carrière et disait : « Seigneur, protège ceux qui travaillent là-bas avec toute cette dynamite. Que chaque pierre sortie de ta terre serve à donner abri et logement ». Il tournait encore un peu et se trouvait face aux vitres cassées de la verrerie. « Seigneur, protège toutes les ouvrières de l’usine et fais qu’elles te découvrent tout en travaillant. » Tout ce qu’il voyait dans la direction de sa main était l’objet d’une prière, qu’il s’agisse des occupants d’une maison, du propriétaire d’un champ ou d’un animal, ou même d’arbres et de digues, pour que les premiers fleurissent et que tous deux restent solides.

M. Lo était le seul chrétien de la région et ses voisins furent touchés d’apprendre qu’il priait pour eux. Mais comme il était un peu simple d’esprit ils pensèrent qu’il avait un petit grain de folie aussi. Puis, un jour, M. Lo mourut subitement d’une crise cardiaque, à 51 ans seulement. Il n’avait pas de famille.

Les choses se mirent à aller mal dans la région. Une explosion tua quatre hommes dans la carrière. Une jeune femme perdit un bras dans une machine à la verrerie. Le buffle d’un paysan s’emballa et détruisit sur son passage des murs d’irrigation importants, causant la perte de précieuses récoltes. Il se produisit au total tant de malheurs que tous les villageois se réunirent et se dirent : « Ces misères nous arrivent parce que Lo n’est plus là pour prier pour nous. Nous savons par nos enfants que tant qu’il priait, il n’arrivait de mal à personne et les récoltes étaient abondantes. Ils discutèrent jusque tard dans la nuit et décidèrent qu’il fallait trouver à quel dieu M. Lo adressait ses prières.

Ils regrettèrent de ne pas s’être intéressés à la foi de M. Lo de son vivant, mais il était désormais trop tard. Pour tenter de trouver la réponse à leur question, ils brûlèrent des bâtonnets d’encens dans l’oratoire païen du village, où se trouvait la statue de pierre d’un guerrier des temps passés. A leur grande surprise, la statue tomba pendant la nuit. Cela dura une semaine : chaque matin, ils retrouvaient leur statue le nez dans la boue.

Finalement, quelqu’un eut une idée : « Regardez, le dieu tombe toujours dans une direction précise. » Effectivement, la tête de la statue pointait exactement vers la maison où avait vécu M. Lo. Ils se rendirent à la maison, qu’habitait maintenant une autre famille, et ils cherchèrent partout. Après un long moment, quelqu’un cria : « J’ai trouvé quelque chose », et il tira de sous le toit un petit livre.

Ils prirent le livre et allèrent le déposer devant leur dieu, puis ils allumèrent d’autres bâtonnets d’encens pour voir ce qui allait éventuellement se passer.

L’après-midi même, un jeune évangéliste arriva dans le village. Il se mit à prêcher aux habitants qui travaillaient dans les champs : « J’aimerais vous parler de Jésus-Christ, frères », mais il ne put rien dire de plus car déjà quelques hommes se précipitaient sur lui. L’empoignant par les bras et les jambes, ils l’emmenèrent en disant : « On va t’apprendre à venir ici avec tes superstitions ! » Mais en passant devant l’oratoire, ils entendirent un gros bruit sourd suivi d’un gémissement.

Ils lâchèrent aussitôt l’évangéliste pour aller voir à l’intérieur. La statue était tombée de nouveau et une jeune femme avait eu la jambe coincée dessous. Les hommes s’affairèrent à la dégager. Pendant ce temps, l’évangéliste se releva et vint voir ce qui c’était passé. Il se fraya un passage jusqu’à la statue et s’exclama : « Mais c’est une bible ! Où l’avez-vous trouvée ? ».

Les villageois le regardèrent, ébahis, pendant qu’il prenait le livre qui était tombé à terre. « Tu connais ce livre ? » lui demandèrent-ils. « Bien sûr. C’est le livre qui parle de Jésus-Christ - le Dieu le plus grand, celui qui répond aux prières comme aucun autre. »

L’évangéliste n’aurait pas pu prononcer paroles plus douces aux oreilles de ses interlocuteurs. « Ah ! On comprend ! », dirent-ils. « Celui qui possédait ce livre était un homme du village. On le prenait pour un idiot, mais on a vu ensuite que ses prières étaient puissantes. Parle-nous de son Dieu ! » L’évangéliste essuya ses vêtements d’un revers de la main et, s’apprêtant à parler, il regarda la bible qu’il avait ramassée. Il avait placé son pouce à la page où le livre s’était ouvert en tombant. Ce fut à son tour d’être stupéfait : il s’agissait justement de 1 Samuel 5, le passage où le dieu des Philistins, Dagôn, tombe face contre terre devant l’Arche de l’Éternel. « Je n’ai jamais vu un texte si passionnant » racontait-il plus tard avec un large sourire.

Maintenant, les villageois sont tous chrétiens et ils ajoutent : « Nous avons remarqué une amélioration de nos récoltes et nous avons de nouveau moins d’accidents » Détail touchant, l’héritage de M. Lo se perpétue. Chaque soir, au crépuscule, on voit dix à quinze villageois debout sur les digues. Un bras tendu, la paume de la main relevée, les doigts écartés, ils murmurent leur prière tout en tournant lentement sur eux-mêmes. Et chacun, en l’honneur de M. Lo, porte une houe sur l’épaule.

Quelle belle histoire ! Mais je me demande : Quelle était la vraie motivation de M. Lo ? Pourquoi priait-il pour tous ses voisins ? Avaient-ils manifesté de l’intérêt pour l’Évangile ?

M.Lo mettait simplement en pratique ce que le Seigneur nous demande, parce que nous sommes ses filles et ses fils et que nous devons lui ressembler.

Ro 12:14 Bénissez ceux qui vous persécutent, bénissez et ne maudissez pas.

1Pi 3:9 Ne rendez pas le mal pour le mal, ni l’injure pour l’injure. Répondez au contraire par la bénédiction, car c’est à cela que vous avez été appelés, afin de recevoir vous-mêmes la bénédiction.

Il y a une intercession que nous ne devons pas oublier :

L’intercession pour les Frères

Eph 6:18-20 Priez en tout temps par l’Esprit, avec toutes sortes de prières et de supplications. Veillez-y avec une entière persévérance. Priez pour tous les saints et aussi pour moi : que la parole, quand j’ouvre la bouche, me soit donnée pour faire connaître avec hardiesse le mystère de l’Évangile, pour lequel je suis ambassadeur dans les chaînes ; et que j’en parle hardiment comme je dois en parler.

La prière d’intercession de Dietrich BONHOEFFER

Une communauté chrétienne vit de l’intercession de ses membres, sinon elle meurt.

Quand je prie pour un frère, je ne peux plus en dépit de toutes les misères qu’il peut me faire, le condamner ou le haïr. Si odieux et si insupportable que me soit son visage, il prend au cours de l’intercession l’aspect de frère pour lequel le Christ est mort, l’aspect du pécheur gracié. Quelle découverte apaisante pour le chrétien que l’intercession : il n’existe plus d’antipathie, de tension ou de désaccord personnel dont, pour autant qu’il dépend de nous, nous ne puissions triompher. L’intercession est bain de purification où, chaque jour, le fidèle et la communauté doivent se plonger. Elle peut signifier parfois une lutte très dure avec tel d’entre nos frères, mais une promesse de victoire repose sur elle.Comment est-ce possible ? C’est que l’intercession n’est rien d’autre que l’acte par lequel nous présentons à Dieu notre frère en cherchant à le voir sous la croix du Christ, comme un homme pauvre et pécheur qui a besoin de sa grâce. Dans cette perspective, tout ce qui me le rend odieux disparaît, je le vois dans toute son indigence, dans toute sa détresse, et sa misère et son péché me pèsent comme s’ils étaient miens, de sorte que je ne puis plus rien faire d’autre que prier : Seigneur agis toi-même sur lui, selon Ta sévérité et Ta bonté. Intercéder signifie mettre notre frère au bénéfice du même droit que nous avons reçu nous-mêmes ; le droit de nous présenter devant le Christ pour avoir part à sa miséricorde.Par là nous voyons que notre intercession est un service que nous devons chaque jour à Dieu et à nos frères. Refuser à notre prochain notre intercession c’est lui refuser le service chrétien par excellence. Nous voyons aussi que l’intercession est, non pas une chose générale, vague, mais un acte absolument concret. Il s’agit de prier pour telles personnes, telles difficultés et plus l’intercession est précise, et plus aussi elle est féconde.

Texte extrait de ’De la vie communautaire’ Editions Delachaux et Niestlé, collection ’l’actualité protestante’, 1947, 141 p., p.85-87.

Veillez-y avec une entière persévérance. Comment ?

Voici une aide pour ne pas être « étouffé » par les nombreux sujets de prières : créer un carnet d’intercession (voir documents joints). Une page pour les sujets urgents, une page pour chaque jour de la semaine, deux pages pour la quinzaine et deux autres pages pour le mois.

Ainsi nous pouvons prier régulièrement pour beaucoup de personnes sans en « oublier » en route.

titre documents joints

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