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Décès du grand théologien protestant évangélique, John Stott

lundi 22 août 2011

Le théologien John Stott s’est éteint le 27 juillet dernier à Lingfield au sud de Londres à l’âge de 90 ans. La nouvelle de sa mort a fait l’objet, en son temps, d’un communiqué de l’AFP et de plusieurs articles de presse (Le Figaro, Le Point, Les DNA, La Croix ...), ce qui montre le rayonnement du personnage.

Né à Londres en 1921, il était devenu pasteur de l’Église anglicane en 1945. Fer de lance du renouveau de cette Église en Grande-Bretagne après la Seconde Guerre Mondiale, il a aussi marqué de son empreinte le Mouvement de Lausanne en étant l’un des rédacteurs principaux de la Déclaration de Lausanne et du Manifeste de Manille.

Les avis sont unanimes dans le protestantisme évangélique français et international pour considérer que John Stott a été la personnalité, avec Billy Graham, la plus connue et la plus influente du mouvement évangélique de la deuxième moitié du vingtième siècle.
Auteur de plus de 50 ouvrages – dont l’incontournable « La croix de Jésus-Christ » -, il a été traduit en plus de 60 langues et des millions d’exemplaires de ses livres ont été diffusés dans le monde.. Selon Hugh Palmer, recteur actuel de l’Église All Souls que John Stott a précédé à cette fonction : « Son leadership était apprécié pas seulement à Londres mais également au niveau national et international. Ses prédications et ses livres ont attiré beaucoup de personnes vers le Christ et permis à d’autres de rester sur la voie du christianisme ».

Moins connue du grand public est l’activité variée du théologien. Ornithologue passionné – il a observé quasiment 2 700 des 9 000 espèces existant dans le monde -, John Stott a soutenu A Rocha, organisation chrétienne internationale de conservation de la nature, dès sa création en 1983. Préoccupé par la pauvreté dans le monde, il a présidé Tearfund, organisation chrétienne internationale d’entraide et de développement, de 1983 à 1997.
Enfin, il a mis sur pied deux organismes réunis aujourd’hui en un seul, le Langham Partnership International, qui permet aux pasteurs, enseignants et étudiants en théologie des pays en voie de développement d’obtenir des livres de théologie et, pour les plus
doués d’entre eux, d’obtenir une bourse pour faire un doctorat en théologie. Une partie des fonds venait des revenus que John Stott tirait de ses publications.

(Pour plus d’informations http://www.johnstottmemorial.org)

Le CNEF

Le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) a été créé officiellement le 15 juin 2010. Organe représentatif, il rassemble plus de 70 % des Églises protestantes évangéliques et une centaine d’organisations para-ecclésiastiques. Il est membre de l’Alliance évangélique européenne et de l’Alliance
évangélique mondiale.

Contact

Étienne Lhermenault – e.lhermenault lecnef.org - 06 14 17 68 71
Daniel Liechti – d.liechti lecnef.org – 06 62 86 43 82
CNEF – 157, rue des Blains – 92220 BAGNEUX – 01 45 46 54 18

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3 Messages

  • Décès du grand théologien protestant évangélique, John Stott 29 août 2011 23:50, par Frédéric Maret

    Bonjour,
    je suis surpris que l’on considère John Stott comme un théologien « évangélique », dans la mesure où il a pris position très clairement en faveur de l’annihilationnisme, doctrine selon laquelle les âmes réprouvées seront détruites après un temps éventuel de châtiment proportionnel aux fautes ; alors que la position des Protestants dits « évangéliques » est que ces mêmes âmes souffriront dans un « enfer » permanent. Cette dernière croyance figure en effet dans la version anglaise de la Déclaration de foi de l’Alliance Evangélique Universelle (mais bizarrement pas dans sa traduction française, qui n’est donc pas vraiment une traduction).

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    • Merci Frédéric pour cette information intéressante. Je n’ai pas pu retrouver de citation directe de John Stott dans ce sens, mais cette prise de position est reprise dans un grand nombre d’articles faisant référence. Sur la question des peines éternelles, je conseille l’article assez technique mais très intéressant d’Henri Blocher dans la Revue Réformée sur le sujet : http://larevuereformee.net/articler.... Cet article ne dénie pas à John Stott son titre d’évangélique, même s’il combat vigoureusement contre l’interprétation annihilationniste.

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      • Décès du grand théologien protestant évangélique, John Stott 19 septembre 2011 15:40, par Frédéric Maret

        Les documents « évangéliques » en faveur de la croyance en un « enfer » permanent ne manquent pas... Pour ce qui est de la position de John Stott, il fut lui-même très discret sur ce point dans le souci de ne pas soulever de débat de nature à déchirer un peu plus la nébuleuse « évangélique » : soutenir une thèse minoritaire, fort de son influence à l’échelle planétaire, aurait pu avoir des conséquences qu’il jugeait néfastes. De plus, en tant qu’Anglican se piquant de conservatisme, John Stott était, me semble-t-il, prisonnier de la tradition. Il prit cependant partie pour l’annihilationisme lorsqu’on lui a demandé son avis sur la question des peines éternelles durant la controverse à ce propos qui a secoué l’« Évangélisme » britannique dans les années quatre-vingts, faisant en ceci acte d’une grande honnêteté intellectuelle. Il n’a semble-t-il rien écrit de notable lui-même sur la question. Une citation indirecte est toutefois intéressante ; James Packer prête à Stott l’affirmation suivante : « The ultimate annihilation of the wicked should at least be accepted as a legitimate, biblically founded alternative to their eternal conscious torment » (traduction libre : « L’annihilation ultime des réprouvés doit au minimum être prise en considération comme une alternative légitime, fondée bibliquement, à l’idée de tourments éternels conscients »). Cette citation fut publiée dans un article intitulé ’’Evangelical Annihilationism in Review’’ (« Un survol de l’annihilationisme évangélique ») paru dans la revue théologique Reformation & Revival, Volume 6, No. 2, printemps 1997.

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